{"help": "https://donnees.iriu.ca/en/api/3/action/help_show?name=datastore_search", "success": true, "result": {"include_total": true, "limit": 100, "records_format": "objects", "resource_id": "34aba75c-bdfb-4e75-9b81-4dd166513bf5", "total_estimation_threshold": null, "records": [{"_id":1,"nid":86,"categorie":"Art public","titre":"La peur, Gilles Mihalcean","informations":"La peur, 1993\r\nGilles Mihalcean\r\nInstallation (acier, aluminium, calcaire, granit, grès, marbre)\r\nCentre d’histoire de Montréal\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\r\n306, Place d'Youville, Montréal, QC H2Y 2B6","contenu":"Installation (acier, aluminium, calcaire, granit, grès, marbre), 1993\r\nCentre d’histoire de Montréal\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\r\n306, place D'Youville, Montréal (Québec) H2Y 2B6\nDescription de l’oeuvre\r\nFaite à partir de matériaux fabriqués, transformés ou bruts, La Peur reflète les différentes étapes du développement de la civilisation. Le caillou et le bloc fait de strates de pierres réfèrent à des temps plus anciens. La croix, symbole incontournable de la chrétienté, rappelle la participation active de la religion dans le développement du Québec; d’un point de vue géographique, elle est l’écho, à échelle humaine, de la croix du mont Royal. Sa forme inusitée évoque par ailleurs un satellite placé en orbite dans l’espace. Le doigt, inséré dans le disque transformé en bouclier, se lit quant à lui comme une métaphore de la peur.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/la-peur/\n","lat":45.501366,"long":-73.555215,"loc_x":300485,"loc_y":5040161.9,"uuid":"3f208b5c-d302-45de-ad67-ea794aaa9fdd"},{"_id":2,"nid":85,"categorie":"Art public","titre":"Entre nous, Andrew Dutkewych","informations":"Entre nous, 1992\r\nAndrew Dutkewych\r\nSculpture (bronze, calcaire)\r\nMusée Pointe-à-Callière\r\n350, Place Royale, Montréal, QC H2Y 3Y5","contenu":"Sculpture (bronze, calcaire), 1992\r\nMusée Pointe-à-Callière\r\n350, place Royale, Montréal (Québec)  H2Y 3Y5\nDescription de l’oeuvre\r\nCette sculpture est composée de trois éléments : une colonne circulaire en bronze, une urne et un banc de pierre taillée. Sur une accumulation de volumes de pierre fragmentée s’élève une colonne représentant deux profils en négatif qui se font face. Au pied de la sculpture se trouve une urne renversée, reposant en équilibre. Enfin, le banc se trouve plus loin, à proximité de l’entrée du Musée.\n\r\nL’œuvre évoque l’interaction humaine à travers l’histoire; la colonne s’inspire des piliers d’amarrage des quais, les fragments de pierre symbolisent la chaîne d’interprétation historique du site, tandis que l’urne renversée est la métaphore et le témoignage de la richesse de la culture. Une lecture attentive du profil de la colonne fait découvrir deux silhouettes de figures humaines qui se rencontrent et donnent ainsi le titre de l’œuvre : Entre nous.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/entre-nous/\n","lat":45.502916,"long":-73.554041,"loc_x":300576.9,"loc_y":5040334.1,"uuid":"05b9f39d-cdef-49c3-b4b2-4e4dff43296c"},{"_id":3,"nid":87,"categorie":"Art public","titre":"Monument à John Young, Louis-Philippe Hébert","informations":"Monument à John Young, 1911\r\nLouis-Philippe Hébert\r\nSculpture (bronze, granit)\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\r\n335, rue de la Commune Ouest, Montréal, QC H2Y 2E2","contenu":"Sculpture (bronze, granit), 1911\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\r\n335, rue de la Commune Ouest, Montréal (Québec) H2Y 2E2\nDescription de l’œuvre\r\nCe monument-fontaine est composé de quatre éléments en bronze répartis sur un socle de granit, qui est lui-même installé au centre d’un bassin fait de la même pierre grise. À la base se trouve la figure allégorique du dieu Fleuve qui, à demi assis sur les débris d’un navire naufragé, tient une vasque d’où s’écoule l’eau de la fontaine. Au haut du piédestal est installée la statue de John Young, le montrant debout, les bras croisés, tenant d’une main des documents et vêtu d’une redingote, à la mode de l’époque. De part et d’autre du socle, deux proues de navire qui émergent de la vague complètent la composition, rappelant la navigation sur le Saint-Laurent. Le rapport établi entre le personnage principal et la figure secondaire repose sur un jeu d’équilibre entre le réalisme, John Young, et le symbolisme, la figure du fleuve.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/monument-a-john-young/\n","lat":45.500131,"long":-73.553435,"loc_x":300624.1,"loc_y":5040024.6,"uuid":"c62a3866-5495-4788-842c-505ebae7ca14"},{"_id":4,"nid":88,"categorie":"Art public","titre":"Nadia ou le saut du tremplin, Marcel Barbeau","informations":"Nadia ou le saut du tremplin, 1976\r\nMarcel Barbeau\r\nSculpture (aluminium, acrylique)\r\nCollection du Musée d’art contemporain de Montréal\r\nPromenade du Vieux-Port\r\nÀ l’angle des rues Saint-Pierre et de la Commune Ouest","contenu":"Sculpture (aluminium, acrylique), 1976\r\nCollection du Musée d’art contemporain de Montréal\r\nPromenade du Vieux-Port\r\nÀ l’intersection des rues Saint-Pierre et de la Commune Ouest\nDescription de l’œuvre\r\nPeintre, sculpteur et artiste transdisciplinaire associé au mouvement Automatiste du Québec, Marcel Barbeau a créé Le saut du tremplin en 1976, année des Jeux olympiques de Montréal, d’où la référence à la gymnaste Nadia Comaneci dans le titre. D’abord installée devant le siège social de l’Organisation de l’aviation civile internationale, cette sculpture au rouge éclatant et aux lignes dynamiques se retrouve maintenant dans le Vieux-Montréal, dans le jardin à l’angle des rues Saint-Pierre et de la Commune Ouest. Elle y est déposée sur un socle qui la dégage complètement du sol, installation qui met en valeur la fluidité de son dessin, son aspect aérien, et qui invite à l’expérimentation spatio-temporelle et à la déambulation.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/nadia-ou-le-saut-du-tremplin/\n","lat":45.500502,"long":-73.552994,"loc_x":300658.5,"loc_y":5040065.8,"uuid":"da2ceacd-92ee-41e7-b076-24ccc90c896b"},{"_id":5,"nid":90,"categorie":"Art public","titre":"Monument à la reine Victoria, Marshall Wood","informations":"Monument à la reine Victoria, 1869\r\nMarshall Wood\r\nSculpture (bronze, granit)\r\nSquare Victoria\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal","contenu":"Sculpture (bronze, granit), 1869\r\nSquare Victoria\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\nDescription de l’œuvre\r\nUne dizaine d’années après la création du square Victoria, la visite d’un membre de la famille royale, le prince Arthur, sera l’occasion pour un groupe de citoyens de lancer une souscription publique afin d’édifier un monument à la reine Victoria dans le square éponyme. La commande est confiée au sculpteur londonien Marshall Wood. L’artiste livre une Victoria de 18 ans, représentée à l’époque où elle accède au trône, en 1837.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/monument-a-la-reine-victoria/\n","lat":45.50142,"long":-73.561443,"loc_x":299998.3,"loc_y":5040168.3,"uuid":"3a348fb0-4fe5-477b-ad90-2fd24629cd1b"},{"_id":6,"nid":91,"categorie":"Art public","titre":"Entourage Guimard, Hector Guimard","informations":"Entourage Guimard, 1967\r\nHector Guimard\r\nÉlément architectural (fonte, pierre de Comblanchien)\r\nCollection de la Société de transport de Montréal\r\nEntrée de la station de métro Square-Victoria–OACI","contenu":"Élément architectural (fonte, pierre de Comblanchien), 1967\r\nCollection de la Société de transport de Montréal\r\nEntrée de la station de métro Square-Victoria–OACI\nDescription de l’œuvre\r\nNé à Lyon (France), Hector Guimard fut l’un des plus importants représentants de l’Art Nouveau, courant inspiré de la nature. En 1899, les responsables du métro parisien lui ont confié le mandat de réaliser les entrées du tout nouveau réseau de transport souterrain. Cet élément architectural datant des débuts du métro de Paris a été installé au square Victoria en 1967. Il a été complété et restauré en 2003, lors du réaménagement du square et de son intégration au Quartier international de Montréal. Il s’agit d’un don de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) à la STM.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/non-titre-26/\n","lat":45.501672,"long":-73.56194,"loc_x":299959.5,"loc_y":5040196.3,"uuid":"bf9bef9c-ad8d-4e60-9cfb-59dd30f4c579"},{"_id":7,"nid":95,"categorie":"Art public","titre":"Monument au frère André, Émile Brunet","informations":"Monument au frère André, 1986\r\nÉmile Brunet\r\nSculpture (bronze, granit)\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\r\nPlace du frère André \r\nÀ l’angle de la rue Place Phillips et du boulevard René-Lévesque","contenu":"Sculpture (bronze, granit), 1986\r\nCollection d’art public de la Ville de Montréal\nPlace du Frère-André\r\nÀ l’intersection de la place Phillips et du boulevard René-Lévesque Ouest\nDescription de l’œuvre\r\nCette réplique de la sculpture du frère André, située à côté de la chapelle sur le terrain de l’oratoire Saint-Joseph, est inaugurée le 2 novembre 1986 en présence du maire Jean Drapeau. Coulée à Londres par les Morris Singer Art Founders, à partir de l’original en plâtre conservé au Musée de l’oratoire, cette copie posthume trône au centre de l’ancien square de la côte du Beaver Hall, devenu place du Frère-André. La figure de cet homme religieux, qui de son vivant s’est caractérisé par sa proximité des gens du peuple et sa grande accessibilité, porte son habit des frères de la Congrégation de Sainte-Croix. Sa posture et sa physionomie transmettent l’humilité et la bonté ayant ponctué la vie de ce frère, connu notamment pour ses nombreux miracles comme guérisseur. Cette œuvre est typique de la production académique du sculpteur canadien Émile Brunet.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/monument-au-frere-andre/\n","lat":45.503313,"long":-73.56661,"loc_x":299594.7,"loc_y":5040379,"uuid":"744eb865-d3d5-49fd-9f10-6a037190bcb4"},{"_id":8,"nid":97,"categorie":"Art public","titre":"Place monseigneur Charbonneau, Patrick Coutu","informations":"Place monseigneur Charbonneau, 2005\r\nPatrick Coutu\r\nSculpture (acier inoxydable, aluminium, béton, bronze, granit, marbre, serpentine)\r\nPropriété d’Ivanhoé Cambridge\r\nPlace Ville-Marie\r\nBoulevard Robert-Bourassa","contenu":"Sculpture (acier inoxydable, aluminium, béton, bronze, granit, marbre, serpentine), 2005\r\nPropriété d’Ivanhoé Cambridge\r\nPlace Ville Marie\r\nBoulevard Robert-Bourassa\nÀ propos de l’artiste\r\nPatrick Coutu détient un baccalauréat en arts-visuels de l’Université du Québec à Montréal (1997), une maîtrise du Glasgow School of Art (2003) et de l’Université Concordia (2005). Depuis 1997, il participe à plusieurs expositions au pays et à l’étranger, notamment à la Galerie René Blouin (2010), au Musée des beaux-arts du Canada (2008), au Musée d’art contemporain de Montréal (2008), au Musée du Québec (2002). Ses oeuvres font partie de collections publiques (MACM, MNBQ, MBAC, Ville de Montréal) et privées (BNC, SITQ).\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/place-monseigneur-charbonneau/\n","lat":45.502038,"long":-73.568002,"loc_x":299485.8,"loc_y":5040237.4,"uuid":"af0bccf2-9811-4a9e-8050-5aa2fee06591"},{"_id":9,"nid":98,"categorie":"Art public","titre":"Autoportrait, Nicolas Baier","informations":"Autoportrait, 2012\r\nNicolas Baier\r\nInstallation (acier inoxydable, verre, béton, peinture)\r\nPropriété d’Ivanhoé Cambridge\r\nEsplanade de la Place Ville-Marie\r\n1, Place Ville-Marie, Montreal, QC H3B 2B6","contenu":"Installation (acier inoxydable, verre, béton, peinture), 2012\r\nPropriété d’Ivanhoé Cambridge\r\nEsplanade de la Place Ville-Marie\r\n1, Place Ville-Marie, Montreal, QC H3B 2B6\nÀ propos de l’artiste\r\n Titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia, Nicolas Baier vit et travaille à Montréal. À l’occasion du cinquantième anniversaire de la Place Ville Marie, en 2012, il réalise Autoportrait. L’œuvre reproduisant en nickel une salle de réunion est installée sous un cube de verre sur l’esplanade de la tour conçue par Ieoh Ming Pie. Les œuvres de Baier font partie de nombreuses collections privées et publiques, dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts du Québec et du Musée canadien de la photographie contemporaine.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/autoportrait/\n","lat":45.50101,"long":-73.569089,"loc_x":299400.8,"loc_y":5040123.2,"uuid":"a66dc964-dc59-4469-923a-7d83c84c257b"},{"_id":10,"nid":99,"categorie":"Art public","titre":"Female Landscape, Gerald Gladstone","informations":"Female Landscape, 1972\r\nGerald Gladstone\r\nSculpture-fontaine (béton, bronze, eau, éclairage)\r\nPropriété d’Ivanhoé Cambridge\r\nEsplanade de la Place Ville-Marie\r\n1, Place Ville-Marie, Montreal, QC H3B 2B6","contenu":"Sculpture-fontaine (béton, bronze, eau, éclairage), 1972\r\nPropriété d’Ivanhoé Cambridge\r\nEsplanade de la Place Ville-Marie\r\n1, Place Ville-Marie, Montreal, QC H3B 2B6\nÀ propos de l’artiste\r\nC’est après avoir travaillé une quinzaine d’années dans l’univers de la publicité que Gerald Gladstone (1929-2005) décide de se consacrer à plein temps à l’art. Sans avoir de formation artistique particulière, il connaît une carrière importante composée de plusieurs expositions individuelle et de groupe. Toutefois, il se fait surtout remarquer pour ses nombreux projets en art public. Par exemple, il réalise en 1972 la sculpture-fontaine Female Landscape, implantée sur l’esplanade de la Place Ville-Marie, à Montréal. Quatre ans plus tard, il crée pour la tour du CN à Toronto Universal Man, une sculpture de bronze d’une hauteur de 6,5 mètres.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/female-landscape/\n","lat":45.501231,"long":-73.569694,"loc_x":299353.5,"loc_y":5040147.8,"uuid":"70cbc570-83f8-47ae-aa7c-5cdacec7356e"},{"_id":11,"nid":103,"categorie":"Art public","titre":"Inukshuk, Jusipi Nalukturuk","informations":"Inukshuk, 1992\r\nJusipi Nalukturuk\r\nSculpture (pierre, ciment)\r\nMusée McCord\r\n690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, H3A 1E9","contenu":"Sculpture (pierre, ciment), 1992\r\nMusée McCord\r\n690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1E9\nDescription de l’œuvre\r\nAvec cette installation l’artiste inuk Jusipi Nalukturuk parle de mémoire ancestrale. Une extension du mot inuk, homme, inukshuk signifie littéralement « qui agit à la place de l’homme ». De formes et de tailles variées, les inuksuit (pluriel d’inukshuk) sont constitués d’un empilement de pierres non taillées. Tantôt guide, tantôt repère ou marqueur, ces messagers se retrouvent par centaines sur tous les territoires habités par les peuples inuit. Celui-ci, de forme anthropomorphique, est composé de quelque 200 pierres et a d’abord été construit sur l’ile de Naqsaluk, au large d’Inukjuak au Nunavik.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/inukshuk/\n","lat":45.504568,"long":-73.5736,"loc_x":299048.6,"loc_y":5040518.9,"uuid":"5bde3cd6-d4b6-4587-ab86-e24e34e4f58b"},{"_id":12,"nid":104,"categorie":"Art public","titre":"Art public au campus McGill","informations":"Près d’une vingtaine d’œuvres d’art public sont à découvrir sur le campus de l’Université McGill.\r\nImage : La fontaine des trois nus (1913), de Gertrude Vanderbilt Whitney\r\n817, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, QC H3A 0C3","contenu":"Près d’une vingtaine d’œuvres d’art public sont à découvrir sur le campus de l’Université McGill.\r\nImage : La fontaine des trois nus (1913), de Gertrude Vanderbilt Whitney\r\n817, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 0C3\nL’Université McGill a commencé à collectionner des œuvres d’art dans les années 1830, peu après sa fondation. Aujourd’hui, plus de 2 000 œuvres sont exposées sur ses deux campus. Elles ornent les espaces extérieurs publics, les corridors, les salles de classe et les bureaux administratifs, rehaussant de leur beauté les lieux d’enseignement, de recherche et de travail que fréquentent les professeurs, les employés, les étudiants et les visiteurs. Par ailleurs, cette collection se veut un laboratoire de formation pour les étudiants en histoire de l’art et en conservation, leur permettant d’acquérir une expérience pratique en catalogage et en recherche sous l’égide de muséologues professionnels.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/partenaire/universite_mcgill/\n","lat":45.504673,"long":-73.576396,"loc_x":298830.1,"loc_y":5040530.8,"uuid":"6ad9d123-f679-40be-bad1-a425ae836145"},{"_id":13,"nid":1,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Jeanne Mance, Paul de Chomedey de Maisonneuve et le lieu de fondation de Montréal","informations":"C’est en 1642, au confluent de la petite rivière Saint-Pierre et du fleuve Saint-Laurent, que Jeanne Mance et Paul Chomedey de Maisonneuve ont fondé Montréal. Mais ils n’étaient pas les premiers à y mettre les pieds!","contenu":"Le 17 mai 1642, au confluent de la petite rivière Saint-Pierre et du fleuve Saint-Laurent, Jeanne Mance et Paul Chomedey de Maisonneuve, accompagnés d’un petit groupe de colons, fondent Montréal avec la construction du fort de Ville-Marie. Ils n’étaient pas les premiers à y mettre les pieds : des artéfacts découverts sur le site établissent que les Amérindiens y vivaient déjà plusieurs milliers d’années auparavant. Samuel de Champlain a aussi, le temps d’un été, séjourné à Montréal avant sa fondation officielle. Il y a alors créé la place Royale.\n","lat":45.5028589,"long":-73.5537444,"loc_x":300600.1,"loc_y":5040327.8,"uuid":"719041d4-736f-44fb-adb3-488a9cd71133"},{"_id":14,"nid":57,"categorie":"Paysages urbains","titre":"L’ancienne rivière Saint-Pierre et le collecteur William","informations":"Au début du 19e siècle, la rivière Saint-Pierre n’est plus le cours d’eau que Samuel de Champlain décrit avantageusement dans ses récits. C’est un égout à ciel ouvert, véritable vecteur d’épidémies.","contenu":"Au début du 19e siècle, la rivière Saint-Pierre n’est plus le cours d’eau que Samuel de Champlain décrit avantageusement dans ses récits. C’est un égout à ciel ouvert, véritable vecteur d’épidémies. Sous la pression de la population montréalaise et des médecins, l’administration municipale enfouit la rivière et construit, entre 1832 et 1838, le collecteur William, d’après le nom de l’ingénieur qui le conçoit. C’est le premier système d’égout de Montréal. Aujourd’hui, bien que la rivière n’y coule plus, le collecteur William est encore présent sous nos pieds. Une partie de cette remarquable œuvre d’ingénierie peut être observée à Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, et l’aménagement de la place D’Youville permet d’en imaginer le tracé.\n","lat":45.5026577,"long":-73.5546041,"loc_x":300532.9,"loc_y":5040305.5,"uuid":"f3aaf6e0-ee32-4b4c-a52b-00bda804caab"},{"_id":15,"nid":58,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La Pointe-à-Callière et le fort de Ville-Marie","informations":"La Pointe-à-Callière, d’où l’appellation du Musée, formait à l’époque une langue de terre parfaite pour l’accostage des bateaux. ","contenu":"La Pointe-à-Callière, d’où l’appellation du Musée, forme à l’époque une langue de terre parfaite pour l’accostage des bateaux. C’est d’ailleurs cette caractéristique qui en faisait le lieu idéal pour l’établissement du fort de Ville-Marie de 1642 à 1665. Vers 1695, le gouverneur de Montréal, Louis-Hector de Callière, choisit le site afin d’y édifier son château. Celui-ci sera détruit par les flammes lors de l’incendie de 1765. Plus d’un siècle plus tard, la Royal Insurance Company fait l’acquisition de la Pointe et y construit un édifice prestigieux qui fera également office de douane lorsqu’il est acheté par le gouvernement du Canada en 1871. Ravagé à son tour par le feu en 1947, le bâtiment a inspiré l’architecte Dan Hanganu dans la conception du pavillon de l’Éperon du Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal en 1992, aujourd’hui mieux connu sous le nom de musée Pointe-à-Callière. La tour imposante de ce musée fait office de véritable phare au cœur du Vieux-Montréal, invitant les visiteurs à découvrir les artéfacts datant des différentes périodes d’occupation du site.\n","lat":45.5028222,"long":-73.5540515,"loc_x":300576.1,"loc_y":5040323.7,"uuid":"0cb1f023-8020-4f19-8fc0-fb04805d441b"},{"_id":16,"nid":2,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Le canal de Lachine et les écluses","informations":"L’ouverture du canal de Lachine, en 1825, permet aux navires de contourner les rapides du même nom, transformant Montréal en une plaque tournante du développement industriel en Amérique du Nord.","contenu":"L’ouverture du canal de Lachine, en 1825, permet aux navires de contourner les rapides du même nom, transformant Montréal en une plaque tournante du développement industriel en Amérique du Nord.\r\nDéjà, au 17e siècle, les Sulpiciens, seigneurs de l’île, avaient entrepris sans succès de creuser ce canal. Mais l’idée persiste et est reprise par le gouvernement fédéral dans les années 1820. Au cours des différentes phases de construction du canal, des centaines d’ouvriers, majoritairement d’origine irlandaise, y travailleront, et ce, dans des conditions parfois exécrables. Plusieurs d’entre eux s’établiront en bordure du canal, fondant ainsi de nouveaux quartiers, tel Griffintown. De nombreuses industries se développeront aussi sur ses berges, attirées par l’énergie hydraulique et les possibilités sur le plan du transport.\n\r\nL’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent, en 1959, déclassera le canal de Lachine. Au cours des années 1990, il sera rouvert à la navigation de plaisance. Plusieurs secteurs y seront aménagés, comme l’entrée du canal située dans le Vieux-Port.\r\n \n","lat":45.498722,"long":-73.5523456,"loc_x":300709.1,"loc_y":5039868,"uuid":"c7f5818c-52f4-49d0-8765-62e8197a758e"},{"_id":17,"nid":3,"categorie":"Paysages urbains","titre":"L’aménagement du Vieux-Port","informations":"La création du Vieux-Port est un legs du 350e anniversaire de Montréal. Ce grand parc urbain, ancré dans l’histoire du lieu, est né d’une volonté de réappropriation du fleuve par les citoyens.","contenu":"La création du Vieux-Port est un legs du 350e anniversaire de Montréal. Ce grand parc urbain, ancré dans l’histoire du lieu, est né d’une volonté de réappropriation du fleuve par les citoyens.\n\r\nEn 1977, le gouvernement canadien annonce son intention de réaménager la vieille section du port de Montréal. Entre 1978 et 1985, après la création de la Société du Vieux-Port de Montréal et la tenue de consultations publiques, la tour de l’Horloge est rénovée, le silo no 1 est démoli et un parc linéaire est aménagé le long de la rue de la Commune.\n\r\nPuis, en 1987, un nouveau plan est mis en œuvre afin de favoriser la réappropriation des lieux par les citoyens. Au programme : l’aménagement du bassin Bonsecours, du quai Jacques-Cartier et d’une grande promenade verte le long du fleuve. Le nouveau Vieux-Port de Montréal est inauguré en 1992, à l’occasion du 350e anniversaire de la Ville.\n\r\nDe nombreux prix couronneront ce projet dont les objectifs étaient : l’aménagement de l’espace de telle sorte que le visiteur ressente et interprète la monumentalité, l’histoire et la raison d’être du lieu; l’organisation de l’espace de telle sorte que chaque grande composante possède son identité propre, devienne elle-même un point d’attrait et s’associe pleinement à son environnement; et la création des conditions d’aménagement permettant l’implantation graduelle de nouvelles activités à moyen et à long terme.\n","lat":45.5025149,"long":-73.5531047,"loc_x":300650,"loc_y":5040289.5,"uuid":"941a92e9-2c0d-46f1-bf17-18549ebc9544"},{"_id":18,"nid":4,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La rue de la Commune et la transformation des berges naturelles","informations":"En 1651, Paul de Chomedey de Maisonneuve concède à Jean de Saint-Père une bande de terre en bordure du fleuve pour le pâturage des animaux. C’est à cet endroit que passe aujourd’hui la rue de la Commune.","contenu":"En 1651, Paul de Chomedey de Maisonneuve concède à Jean de Saint-Père une bande de terre en bordure du fleuve pour le pâturage des animaux. Les animaux y paissent en commun, d’où le nom de commune qui désignera plus tard cette rue bien connue du Vieux-Montréal. Dès les débuts de la colonie, en raison de la croissance de la population, les colons sont de plus en plus nombreux à s’établir à l’extérieur du fort de Ville-Marie, en bordure du fleuve. Vers 1670, l’intendant de Ville-Marie décrète l’ouverture d’une voie longeant le bord de l’eau nommée le chemin de la grande rivière. Celui-ci traversera le pâturage qui sera morcelé afin de permettre le lotissement. Sous la menace iroquoise, ces nouveaux lots seront fortifiés, assurant ainsi la protection des colons.\n\r\nEn 1806-1807, les commissaires responsables de l’aménagement de la ville ordonnent la démolition des fortifications et aménagent la voie aux abords du fleuve, qui devient alors la rue des Commissaires. Cette rue facilite la construction des quais entre les places Royale et Jacques-Cartier et contribue, par conséquent, au commerce maritime.\r\nÀ la fin du 19e siècle, les installations portuaires sont rénovées et un mur de protection est construit contre les inondations. La rue est alors élargie jusqu’à 30 mètres à certains endroits.\r\nAfin de rappeler les débuts de la colonie, la rue des Commissaires sera renommée rue de la Commune, le 22 juin 1970.\r\n \n","lat":45.503217,"long":-73.5538852,"loc_x":300589.1,"loc_y":5040367.6,"uuid":"69fe24ef-0277-4eb8-963d-c8d5d1c44e63"},{"_id":19,"nid":5,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Blanche Lemco van Ginkel et la survie du Vieux-Montréal ","informations":"Blanche Lemco van Ginkel, architecte et pionnière, fut activement impliquée dans la préservation du site historique du Vieux-Montréal. En effet, c’est grâce à son travail que l’autoroute Ville-Marie ne sera pas construite sur la rue de la Commune. ","contenu":"Dans les années 1940, les femmes sont bien peu nombreuses à occuper un emploi qualifié, encore moins à obtenir un diplôme universitaire. C’est pourtant la voie choisie par la jeune Blanche Lemco qui, à 22 ans, décroche un diplôme en architecture à l’Université McGill puis un autre en aménagement à l’Université Harvard. En 1948, elle effectue un stage à l’atelier de l’architecte Le Corbusier à Paris, affirmant ainsi son intérêt pour le modernisme. Avec son mari, H. P. Daniel « Sandy » van Ginkel, elle fonde en 1957 son propre bureau. Au cours des années 1960, le couple élabore le plan directeur du Vieux-Montréal alors que la Ville projette d’y construire une autoroute. Blanche et son mari s’opposent vigoureusement à ce projet qui défigurerait complètement le quartier historique. En s’appuyant sur un solide argumentaire, ils réussissent à faire changer les plans de l’administration municipale et sauvent ainsi des dizaines de bâtiments de la démolition. L’autoroute Ville-Marie sera finalement construite plus au nord.\n\r\nPionnière canadienne, Blanche Lemco van Ginkel est l’une des premières femmes à obtenir l’agrément de l’Ordre des architectes du Canada et la première femme à être élue au conseil d’administration de l’Association des architectes paysagistes du Québec. Elle a aussi enseigné dans plusieurs universités nord-américaines, notamment Harvard, McGill et l’Université de Montréal. Elle sera également la première femme doyenne de la Faculté d’architecture et d’architecture de paysage de l’Université de Toronto.\r\n \n","lat":45.5034539,"long":-73.5538718,"loc_x":300590.2,"loc_y":5040393.9,"uuid":"067a4947-3c9a-427b-a754-a85bf3ccb638"},{"_id":20,"nid":6,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Le plan des Commissaires et la rue McGill","informations":"En 1799, le Parlement présente une résolution pour démolir les fortifications entourant la ville : Montréal ne convient plus à sa vocation de poste militaire. On mandate alors des commissaires pour dresser un plan de la ville.","contenu":"En 1799, le gouvernement présente une résolution pour démolir les fortifications qui entourent la ville : Montréal ne convient plus à sa vocation de poste militaire. On mandate alors des commissaires afin de dresser un plan de la ville et de ses abords, ouvrir des rues spacieuses et réserver des terres pour l’aménagement de squares publics. En 1801, l’adoption de l’Acte pour abattre les anciens Murs et Fortifications qui entourent la Cité de Montréal mène au démantèlement des fortifications et lance les opérations d’aménagement. Grâce au plan des commissaires, trois larges voies sont dégagées sur le parcours des anciennes fortifications : la rue Saint-Augustin (l’actuelle rue McGill), à l’ouest; la rue Saint-Antoine, au nord; et la rue des Commissaires (l’actuelle rue de la Commune), au sud. La rue Saint-Augustin, d’une largeur de 80 pieds, est ouverte le 22 décembre 1810. Elle deviendra une grande artère avec ses immeubles de bureaux de différents styles architecturaux.\n","lat":45.500728,"long":-73.558445,"loc_x":300232.6,"loc_y":5040091.2,"uuid":"b8a01446-91aa-479c-a0a3-e5b021d4be6f"},{"_id":21,"nid":7,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Les pavés du Vieux-Montréal","informations":"Dans le Vieux-Montréal, le martèlement des sabots des chevaux sur la pierre nous transporte à une époque révolue. Mais il faut savoir que les rues du quartier n’ont pas toujours été recouvertes de pavés.","contenu":"Le Vieux-Montréal n’a jamais été entièrement recouvert de pavés de pierre. Plusieurs types de revêtements y ont cohabité selon les périodes : terre battue, bois, macadam, cailloux, granit et autres.\nÀ la fin du 19e siècle, la Ville procède à plusieurs tests afin de déterminer le matériau le plus approprié pour les rues, durement mises à l’épreuve par le trafic des chevaux, le déneigement et les cycles de gel et de dégel. Les pavés de granit ressortent favoris de ces études, mais ils seront déclassés par l’asphalte dans les années 1920. Celle-ci est moins coûteuse et plus facile à entretenir. Alors, les rues du Vieux-Montréal sont peu à peu recouvertes de bitume. Dans les années 1960, le Vieux-Montréal est délabré et nombre de bâtiments sont désaffectés. Un mouvement citoyen, mené notamment par le célèbre couple d’architectes montréalais van Ginkel, suscite une prise de conscience de la valeur patrimoniale et historique du site. Les rues qu’on avait asphaltées, parfois par-dessus les pavés existants, sont ramenées à leur état d’origine. On assiste alors à un retour graduel des pavés de pierre sur certains tronçons de rue du Vieux-Montréal.\n","lat":45.5019969,"long":-73.5553055,"loc_x":300478,"loc_y":5040232.1,"uuid":"94d489c3-b314-40a5-86c9-c3880641431c"},{"_id":22,"nid":59,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Place D’Youville and the Monument aux pionniers","informations":"Place D’Youville is located along the former Petite rivière Saint-Pierre, in the axis of Fort Ville-Marie. For a long time, this informal area hosted public markets and the parliament of Canada.","contenu":"Place D’Youville is located along the former Petite rivière Saint-Pierre, in the axis of Fort Ville-Marie. For a long time, this informal area hosted public markets and the parliament of Canada.\n","lat":45.5021511,"long":-73.5548039,"loc_x":300517.2,"loc_y":5040249.2,"uuid":"535913f3-1006-44f0-93b6-5aa275f3f4b4"},{"_id":23,"nid":8,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Les fortifications et la porte des Récollets","informations":"Entre 1685 et 1804, Montréal était entourée de fortifications, initialement de bois, puis de pierre. Leur démantèlement, au début du 19e siècle, a favorisé le développement de la ville.","contenu":"En 1717, sous la direction de l’ingénieur Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry, des travaux d’envergure sont entrepris afin de construire des fortifications en pierre qui remplaceront la palissade de bois ceinturant la ville depuis 1685. Dès la fin des années 1730, la ville est entourée d’une enceinte de pierre.\n\r\nÀ la suite de la Conquête de 1760, ces fortifications, qui n’étaient pas conçues pour résister aux attaques d’une artillerie lourde, tombent en ruine. À partir de 1789, les citoyens en réclament la démolition afin de récupérer leurs portions de terrain expropriées pour la construction des remparts. On souhaite aussi favoriser le développement de la ville. Le gouvernement répond favorablement à ces demandes. Le démantèlement des murailles s’amorce en 1804 pour se poursuivre jusqu’en 1812.\n\r\nLa ruelle des Fortifications est alors ouverte entre les rues McGill et Saint-Laurent, dans l’alignement du mur de la contrescarpe (le talus extérieur du fossé longeant les fortifications, en opposition à l’escarpe désignant le talus intérieur). L’œuvre d’art en acier Corten évoque l’escarpe des anciennes fortifications.\n","lat":45.5001217,"long":-73.5567163,"loc_x":300367.6,"loc_y":5040023.7,"uuid":"a57f2071-a53d-479b-a06a-d8164e444937"},{"_id":24,"nid":9,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La Commission du Havre et la grande inondation de 1886","informations":"La Commission du Havre de Montréal est créée en 1830. Les premières améliorations apportées au port sont la construction de quais en maçonnerie. La grande inondation de 1886 contribuera à sa modernisation.","contenu":"Créée en 1830, la Commission du Havre de Montréal procède aux premières améliorations portuaires avec la construction de quais en maçonnerie, notamment sur l’ancienne île du marché. Le lac Saint-Pierre est creusé, ouvrant ainsi un passage aux navires. Ces aménagements contribuent à la croissance du port de Montréal. Cinquante ans plus tard, la grande inondation de 1886 amorcera la modernisation des installations portuaires. L’eau recouvre alors toute la vieille ville, jusqu’au square Victoria. Les personnes qui fréquentent ou habitent le secteur doivent se déplacer en chaloupe. Un imposant amoncellement de glace sur le fleuve, entre Hochelaga et Longue-Pointe – l’actuel arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve –, pourrait être la cause de l’inondation. La Commission du Havre prend des mesures pour éviter qu’une telle situation se reproduise. En 1891, à l’emplacement de l’actuelle Cité-du-Havre, une digue de protection est érigée pour bloquer l’entrée des glaces dans le port.\n\r\nAu tournant du 20e siècle, on apporte de nombreuses autres améliorations au port de Montréal : rehaussement des quais; construction de hangars maritimes, d’élévateurs à grains et d’un chemin de fer exclusif. On drague le fleuve pour faciliter le passage des glaces et l’écoulement des eaux pendant les crues, ce qui permet au port d’accueillir des bateaux de plus fort tonnage.\n\r\nL’inscription Height of Water During Flood April 18, 1886 gravée sur l’un des piliers de la façade de l’édifice Allan Steamship Line, au 333, rue de la Commune Ouest, rappelle l’ampleur de la grande inondation de 1886.\n","lat":45.5000371,"long":-73.5534775,"loc_x":300620.7,"loc_y":5040014.2,"uuid":"a51091ad-b5ed-4be9-b2c6-fb08f0844d57"},{"_id":25,"nid":10,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La montée pittoresque de la Côte du Beaver Hall et les terrasses entre le fleuve et la montagne","informations":"Au début du 19e siècle, on accédait au Vauxhall, un populaire lieu d’amusement, en empruntant une voie pittoresque sur le flanc sud du mont Royal : la rue Frobisher, actuelle côte du Beaver Hall. Elle compte parmi les premières rues ouvertes sur la pente de la montagne. ","contenu":"Au début du 19e siècle, on accédait au Vauxhall, un populaire lieu d’amusement, en empruntant une voie pittoresque sur le flanc sud du mont Royal. La rue Frobisher, devenue côte du Beaver Hall, compte parmi les premières rues ouvertes sur la pente de la montagne.\r\nL’approche progressive vers une colline à la végétation abondante est inscrite dans l’imaginaire pictural de l’époque. Cette caractéristique topographique et géomorphologique est aujourd’hui encore perceptible, malgré les nombreuses constructions, remaniements de sol et changements de niveaux effectués au fil des décennies.\n\r\nAux époques victorienne et édouardienne, la côte du Beaver Hall se distingue par une montée tout en courbe parmi les flèches d’église et les terrasses d’habitations. La perspective, depuis le sud du square Victoria, est sans doute l’une des images les plus célèbres du Montréal victorien. De nombreuses plantations parsèment le chemin entre les squares Victoria et Phillips, tel un lien paysager au cœur de la ville. Les manoirs et les domaines (entre 1760 et 1840) de même que les églises (entre 1840 et 1870) et les gratte-ciels (entre 1910 et 1930) se sont implantés sur la côte du Beaver Hall pour bénéficier de vues panoramiques uniques et ainsi se démarquer dans le ciel montréalais.\n","lat":45.5022911,"long":-73.5640012,"loc_x":299798.5,"loc_y":5040265.3,"uuid":"52cd1c74-9e89-461e-84fe-b3e8a7e4698d"},{"_id":26,"nid":11,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La perspective visuelle sur la cathédrale Saint-Jacques depuis la rue Belmont","informations":"La rue Belmont porte bien son nom. Située au sommet du coteau, elle offrait autrefois de « belles vues » sur le paysage urbain et la campagne environnante. Une incarnation de l’opulence de la côte du Beaver Hall. ","contenu":"La rue Belmont, ou Belmont Park, porte bien son nom. Située au sommet du coteau, elle offrait autrefois de « belles vues » sur le paysage urbain et la campagne environnante. Un cadre vert surplombant la ville, avec de magnifiques panoramas. Incarnation de l’opulence de la côte du Beaver Hall, plusieurs villas, avec leurs jardins privés, y sont édifiées durant la seconde moitié du 19e siècle, dont les plus prestigieuses sont celles des hommes d’affaires John S. McLachlan et Edwin Atwater, lequel a été conseiller municipal ayant soutenu la construction du canal de l’Aqueduc. Les grands arbres plantés en recul de la rue donnaient aux passants l’impression de déambuler dans un parc. La rue offrait une superbe perspective sur la cathédrale Saint-Jacques et son dôme. Ce lieu, riche et bucolique, accueillait de nombreuses personnalités montréalaises. Aujourd’hui, il a presque entièrement disparu. Seules demeurent la largeur de la rue et une vue partielle sur le dôme.\n\r\nLa hauteur des bâtiments, combinée à l’étroitesse de la rue Belmont et de l’avenue Union, crée un effet de canyon, offrant une vue de la ville moderne des années 1950. On remarque l’uniformité et la sobriété propres aux façades de l’époque ainsi que le vaste complexe du Canadien National, incluant l’édifice original de l’Organisation de l'aviation civile internationale et la gare Centrale.\n","lat":45.5024876,"long":-73.5648903,"loc_x":299729,"loc_y":5040287.2,"uuid":"9fae32d2-451b-47d2-8535-b4bb2d07332f"},{"_id":27,"nid":12,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Les plans urbanistiques de la New Town","informations":"Le développement de la New Town (1840-1860), mené par un petit groupe de propriétaires fonciers impliqués dans les affaires et la politique, affirme la réussite, le statut et la soif de distinction de l’élite britannique.","contenu":"À la fin des années 1830 et au début des années 1840, plusieurs grands domaines de la côte Saint-Antoine, situés sur le flanc sud du mont Royal, sont acquis par une nouvelle génération de spéculateurs fonciers. Ces hommes d’affaires veulent développer un nouveau quartier résidentiel adapté aux goûts et aux besoins de la moyenne et haute bourgeoisie anglophone montréalaise.\n\r\nLa New Town, correspondant à l’actuel centre-ville, combine une visée hygiéniste et le souci de la bourgeoisie d’origine britannique de « territorialiser sa montée dans l’échelle sociale ». Sur les plans tant urbanistique que socioéconomique, la New Town devient le quartier le plus prestigieux du Canada.\n\r\nCe quartier, planifié selon une grille orthogonale avec des rues à angle droit, est composé de terrasses d’habitations et de vastes demeures dominant des domaines pittoresques ainsi que de magnifiques églises de style gothique. Plusieurs plans de lotissement réalisés simultanément créent un nouveau quartier nommé New Town, en référence à un quartier d’Édimbourg. L’un des principaux instigateurs de ce projet est l’architecte, promoteur et entrepreneur Thomas Phillips.\n","lat":45.503326,"long":-73.5666284,"loc_x":299593.3,"loc_y":5040380.4,"uuid":"4fccd40f-845f-4ae3-8a73-7f3e3188ccf0"},{"_id":28,"nid":13,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Les squares Beaver Hall et Phillips, cadre de vie huppé","informations":"Les squares Phillips et Beaver Hall, issus du plan Phillips pour l’établissement de la New Town, contribuent au développement de la ville et témoignent de l’alliance entre les pouvoirs publics et privés.","contenu":"Le plan Phillips, mis en œuvre par William Footner sur la terre de Thomas Phillips, témoigne de l’alliance des pouvoirs publics et privés. Avec la création de la New Town, la bourgeoisie anglophone conçoit un nouveau quartier pour son propre usage en jouant sur tous les tableaux à la fois, de la promotion immobilière à l’infiltration de l’administration municipale.\n\r\nLe plan compte deux squares classiques identiques, inspirés des premiers squares-jardins anglais : les squares Phillips et Beaver Hall. Ceux-ci figurent parmi les premiers espaces publics de la ville et reflètent les liens privilégiés de la bourgeoisie anglophone avec les promoteurs et les politiciens les plus influents de la société montréalaise. Plus qu’un projet foncier, les squares deviennent un espace de représentation où est valorisée l’excellence architecturale. C’est aussi à partir de la création de ces lieux que s’orchestre le déplacement du cœur résidentiel et marchand de la vieille ville vers l’Uptown.\n","lat":45.5038092,"long":-73.5686736,"loc_x":299433.5,"loc_y":5040434.3,"uuid":"26a620ce-0d1c-4296-ad63-6737b50677eb"},{"_id":29,"nid":14,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La prestigieuse rue Sherbrooke et le portail Roddick","informations":"Au tournant des années 1860, plusieurs grandes résidences cossues sont construites sur la rue Sherbrooke Ouest, ce qui contribue à en faire une voie de prestige.","contenu":"Au tournant des années 1860, plusieurs grandes résidences cossues sont construites sur la rue Sherbrooke Ouest, ce qui contribue à en faire une voie de prestige. Trois maisons en rangée de pierre grise de style Second Empire sont érigées à l’est de l’avenue McGill College, en retrait de la rue Sherbrooke (752-758, rue Sherbrooke Ouest). S’y ajoutent la maison de J. MacKedie en 1888 (760, rue Sherbrooke Ouest) puis celle du Dr James Perrigo en 1897 (768, rue Sherbrooke).\n\r\nÀ l’exception de la maison Perrigo, les façades de toutes les maisons situées entre l’avenue McGill College (752-768) et la rue Victoria seront préservées dans le cadre du projet de la Place-Mercantile, en 1982.\n\r\nLa maison Molson, à l’angle sud-ouest de l’avenue McGill College et de la rue Sherbrooke (892, rue Sherbrooke Ouest), est construite en 1905-1906 par Robert Findlay pour William Alexander Molson. Faite de pierre grise, elle est typique des grandes demeures de l’époque édouardienne (1901-1910). On peut également voir quelques exemples de manoirs urbains un peu plus à l’ouest, sur la rue Sherbrooke.\n\r\nEn 1924, Lady Redpath Roddick fait don d’un portail en pierre à l’Université McGill afin que se distingue de manière plus imposante l’entrée principale du campus dans l’axe de l’avenue McGill College. Une colonnade en hémicycle, d’inspiration grecque, est installée de part et d’autre de l’allée et comporte, du côté ouest, une tour carrée dotée de quatre horloges à carillon.\n","lat":45.5038393,"long":-73.5747796,"loc_x":298956.4,"loc_y":5040438,"uuid":"adece9df-e127-4a01-9a80-aaf06d7fdabd"},{"_id":30,"nid":15,"categorie":"Paysages urbains","titre":"La création de la perspective de l’avenue McGill College","informations":"De nombreux projets et débats dans les années 1980 ont fait naitre une nouvelle conscience patrimoniale, celle de mettre en valeur le mont Royal et d’en protéger la vue depuis le centre-ville.","contenu":"En 1953, l’urbaniste français Jacques Gréber émet l’idée de créer une perspective sur le mont Royal dans l’axe actuel de l’avenue McGill College. S’ensuivent des années de débats, marqués par les pressions des promoteurs, des citoyens et de l’opposition municipale. Ce n’est qu’en 1989 que l’aménagement et l’élargissement de l’avenue McGill College concrétisent cette vision. Désormais, on entend protéger les vues vers le mont Royal et mettre en valeur une perspective unique du campus de l’Université McGill, de l’hôpital Victoria, du flanc escarpé du mont Royal ainsi que de sa croix. C’est ainsi que naissaient une avenue d’affaires prestigieuse, surnommée les Champs-Élysées montréalais, de même qu’une conscience patrimoniale des vues urbaines, du patrimoine paysager et du mont Royal.\n","lat":45.5013361,"long":-73.5698242,"loc_x":299343.4,"loc_y":5040159.5,"uuid":"69d88532-2323-4955-8730-9acac41d9a83"},{"_id":31,"nid":16,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Le campus à « l’américaine » de l’Université McGill","informations":"Le campus de l’Université McGill est magnifié par la mise en scène paysagère de son entrée principale, de ses esplanades arborées et de son architecture essentiellement victorienne.","contenu":"Le campus de l’Université McGill est magnifié par la mise en scène paysagère de son entrée principale, ses esplanades plantées d’arbres et son architecture essentiellement victorienne. Le majestueux portail d’entrée Roddick ouvre sur une vaste esplanade menant au pavillon des Arts, le premier pavillon construit par l’université. L’emplacement de la maison et l’allée centrale de l’ancienne propriété de James McGill expliquent l’organisation spatiale du campus McGill qui les a remplacées. Les parterres latéraux plus étroits accueillent deux aires gazonnées dans la tradition du central green, élément typique du campus américain. Ce type de campus, basé sur le modèle de l’Université de Virginie, fondée en 1819 par Thomas Jefferson, se caractérise par une architecture de prestance, des pavillons détachés et une grande pelouse.\n","lat":45.5046776,"long":-73.5764319,"loc_x":298827.3,"loc_y":5040531.3,"uuid":"c5f2ce8e-4ddf-46df-8534-e722b83086af"},{"_id":32,"nid":17,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Le réservoir et la station de pompage McTavish","informations":"Ce qui apparait comme un château tout droit sorti de la Renaissance est en réalité un ouvrage de génie moderne : une station de pompage d’eau potable et son réservoir.","contenu":"Au 19e siècle, alors que la population montréalaise s’accroit et que la ville se densifie, la demande en eau potable est de plus en plus importante. La désuétude et l’insalubrité du réseau forcent l’administration à entreprendre des travaux de modernisation. En 1854, un premier réservoir à ciel ouvert, d’une capacité de 61 425 000 litres, est construit à flanc de montagne. En 1875, on y ajoute une station de pompage.\n\r\nLes infrastructures s’avérant rapidement insuffisantes, la Ville de Montréal fait l’acquisition, en 1928, du réseau d’eau potable privé de la Montreal Water and Power Company. Et, pour réunir les deux réseaux, est construite la station de pompage McTavish. Ce sont le réputé architecte Jean-Omer Marchand et l’ingénieur Charles-Jules des Baillets qui sont mandatés pour concevoir le bâtiment. L’œuvre, d’une élégance remarquable s’inspirant des châteaux de la Renaissance française, orne tel un joyau l’avenue du Docteur-Penfield (815-855).\n\r\nEn 1945-1948, le réservoir sera agrandi et recouvert, masquant sa présence au pied du mont Royal.\n","lat":45.5055649,"long":-73.5786527,"loc_x":298653.9,"loc_y":5040630.1,"uuid":"96404c7a-7771-433f-ae13-f7fa166bf52f"},{"_id":33,"nid":18,"categorie":"Paysages urbains","titre":"L’émergence du concept de « fenêtre sur le fleuve » et « vue vers le mont Royal »","informations":"Véritables icônes du paysage montréalais, le fleuve Saint-Laurent et le mont Royal ont été mis en valeur à partir des années 1980 par des projets d’aménagement et une nouvelle règlementation inscrite au plan d’urbanisme.","contenu":"Véritables icônes du paysage montréalais, le fleuve Saint-Laurent et le mont Royal ont pourtant dû patienter jusqu’aux années 1980 pour obtenir une réelle reconnaissance. Les concepts de « fenêtre sur le fleuve » et de « vue sur le mont Royal » émergent alors avec les projets de réaménagement du Vieux-Port et de l’avenue McGill College. Le plan d’urbanisme de Montréal proposé en 1992 affirme que « le paysage urbain montréalais est ponctué d’éléments significatifs qui jouent le rôle de points de repère ou de symboles et contribuent à l’identité de la ville. Le mont Royal, le fleuve Saint-Laurent, les îles et la silhouette du centre des affaires sont autant d’éléments dominants dont il convient d’assurer la mise en valeur et d’accroître la visibilité, pour renforcer leurs rôles respectifs ».\n\r\nDepuis l’adoption de ce plan, de nouvelles normes protègent les vues vers le fleuve et la montagne. Ainsi, la silhouette du centre-ville, dans sa portion située entre le fleuve et la montagne, est régie par un règlement fixant à 233 mètres sa hauteur maximale, représentant celle du mont Royal.\n","lat":45.5046353,"long":-73.5820819,"loc_x":298385.8,"loc_y":5040527.1,"uuid":"ab840b69-9286-40d7-aa67-30407cae45b0"},{"_id":34,"nid":60,"categorie":"Paysages urbains","titre":"Le site patrimonial du Mont-Royal","informations":"Le mont Royal est un lieu emblématique reconnu à l’échelle nationale depuis 2005. Les pressions immobilières menaçant l’intégrité de la Montagne ont mené à des initiatives citoyennes et gouvernementales pour la reconnaissance du site.","contenu":"La Montagne a toujours été chère aux Montréalais. Une histoire de cœur menacée par une succession de projets immobiliers au cours des années 1980. En 1987, la Ville de Montréal intervient avec force et utilise les pouvoirs conférés par la Loi sur les biens culturels pour classer le mont Royal comme site patrimonial. En 2005, le gouvernement du Québec reconnait à son tour la valeur du lieu en lui accordant le statut d’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal. Cette combinaison de désignations a spécialement été créée pour ce lieu iconique, confirmant ainsi sa grande richesse sur les plans tant historique que naturel. En 2012, avec l’adoption de la nouvelle Loi sur le patrimoine culturel, la dénomination devient Site patrimonial du Mont-Royal.\n\r\nLe patrimoine naturel du mont Royal se distingue par sa faune, sa flore et sa géologie exceptionnelles, mais aussi par le parc lui-même, conçu par l’un des plus célèbres architectes paysagistes de l’époque, Frederick Law Olmsted, à qui l’on doit le célèbre Central Park de New York. Le mont Royal se caractérise également par la présence de sites archéologiques témoignant du passage des Autochtones et des Euroquébécois, de deux cimetières paysagers, de plusieurs institutions religieuses et académiques ainsi que de riches demeures signées par des architectes de renom.\r\n \n","lat":45.504593,"long":-73.5823019,"loc_x":298368.6,"loc_y":5040522.4,"uuid":"c7e38a4c-4784-4b01-9727-2b17e1ff72f6"},{"_id":35,"nid":20,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les activités hivernales historiques sur les glaces du fleuve","informations":"Les hivers du 19e siècle voient le fleuve Saint-Laurent se métamorphoser en un vaste terrain de jeux pour les Montréalais.","contenu":"Le vélo d’hiver n’est pas une nouvelle tendance! Des gravures anciennes, datant de 1870, montrent des vélocipédistes bravant le froid en roulant sur une glace aménagée à même le fleuve. Parfois, on remplace même la petite roue arrière par des skis.\n\r\nLes hivers du 19e siècle voient le fleuve Saint-Laurent se métamorphoser en un vaste terrain de jeux pour les Montréalais. Parmi les autres sports populaires de l’époque, on retrouve le curling, le patin, la traversée en canot et la crosse sur glace, ancêtre du hockey. Les activités battent leur plein pendant le Carnaval d’hiver de Montréal, organisé par le Montreal Snowshoe Club. Un grand toboggan de bois recouvert de neige est alors construit sur la place Jacques-Cartier, à l’endroit même où l’on retrouve aujourd’hui celui qui apparait lors du festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE.\n","lat":45.5015495,"long":-73.5524583,"loc_x":300700.5,"loc_y":5040182.2,"uuid":"cdfcd19f-e609-4fb4-8c00-e1657797e6b3"},{"_id":36,"nid":23,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les conditions de travail et les grèves des ouvriers et débardeurs du canal et du port","informations":"Le Vieux-Port et le canal de Lachine sont aujourd’hui des lieux de tourisme et de détente. Mais, il n’y a pas si longtemps, on y travaillait très dur.","contenu":"Le Vieux-Port et le canal de Lachine sont aujourd’hui des lieux de tourisme et de détente. Mais, il n’y a pas si longtemps, on y travaillait très dur. En effet, des centaines d’ouvriers, dont de nombreux immigrants irlandais, s’affairent à la construction et à l’élargissement du canal Lachine dans des conditions extrêmement difficiles et pour un maigre salaire. Un chantier colossal, marqué par une série de grèves ouvrières. Entre 1874 et 1878, les travailleurs déclenchent six grèves dans l’espoir d’améliorer leur sort. Le tavernier irlandais Joe Beef (Charles McKiernan de son vrai nom), installé sur la rue de la Commune, appuie les grévistes en leur offrant le couvert dans son établissement. Dans le port de Montréal, les débardeurs protestent eux aussi à plusieurs reprises contre leurs conditions de travail. En 1877, ils sont environ un millier de grévistes. En 1903, le jour de l’ouverture du port, plus de 2000 débardeurs déclenchent une grève. Cette dernière durera cinq semaines et engendrera plusieurs affrontements violents en raison de l’embauche de briseurs de grève. Les travailleurs en sortiront victorieux : le patronat leur accordera des hausses salariales ainsi que la reconnaissance de leur syndicat.\n","lat":45.5011246,"long":-73.5527211,"loc_x":300679.9,"loc_y":5040135,"uuid":"126f8003-d69f-4cad-906f-d2716281a15c"},{"_id":37,"nid":61,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Marguerite d’Youville et les Sœurs Grises de Montréal","informations":"En 1737, une jeune veuve et ses compagnes prononcent en secret le vœu de se consacrer pour toujours aux miséreux. Marguerite d’Youville fonde ainsi la communauté des Sœurs de la Charité de Montréal, aussi appelées Sœurs Grises. ","contenu":"En 1737, une jeune veuve et ses compagnes prononcent en secret le vœu de se consacrer pour toujours aux miséreux. Marguerite d’Youville fonde ainsi la communauté des Sœurs de la Charité de Montréal, communément appelées Sœurs Grises. Dix ans plus tard, en raison de sa compétence et de son sens de l’organisation, Marguerite d’Youville se voit confier, par les Sulpiciens, les rênes de l’Hôpital général de Montréal, dit des frères Charon.\n\r\nL’établissement, construit sur la pointe à Callière en 1692, est alors en faillite. En plus de s’occuper des vieillards, des infirmes et des miséreux, les Sœurs Grises accueillent les enfants « trouvés » et les mères célibataires. Marguerite d’Youville doit se battre pour son hôpital puisque les autorités souhaitent le fusionner avec celui de Québec. Il faut dire que la société de l’époque ne voit pas d’un bon œil les femmes célibataires subvenant elles-mêmes à leurs besoins. Certains accusent même la communauté, à tort, de poursuivre le trafic d’alcool du défunt mari de Marguerite. En 1753, la religieuse remporte la victoire : le roi signe enfin les lettres patentes de la communauté et officialise le statut de l’établissement. Malheureusement, l’hôpital est ravagé par un incendie en 1765. Marguerite d’Youville meurt peu de temps après, en 1771. La communauté des Sœurs Grises ne disparait pas avec le décès de sa mère fondatrice. D’autres femmes marcheront sur ses pas et plusieurs institutions caritatives venant au secours des miséreux s’établiront à travers le monde.\r\n \n","lat":45.5005531,"long":-73.5549957,"loc_x":300502.1,"loc_y":5040071.6,"uuid":"45adb13c-d181-41e2-a339-4dcab351ee6b"},{"_id":38,"nid":25,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada","informations":"La Grand Trunk Railway Company of Canada est une pionnière du réseau de chemins de fer canado-américain. Compagnie britannique, incorporée en 1852, elle choisit d’établir son siège social à Montréal.","contenu":"La Grand Trunk Railway Company of Canada, couramment appelée le Grand Tronc, est une pionnière du réseau de chemins de fer canado-américain. Incorporée en 1852, cette compagnie britannique établit son siège social à Montréal et crée les premières lignes reliant Montréal au reste de l’Amérique. Sa première ligne relit Montréal à Portland, dans le Maine. Le Grand Tronc est aussi à l’origine d’un des premiers grands ouvrages montréalais : le pont Victoria. À l’époque, c’est le plus long pont ferroviaire jamais construit et il est alors considéré comme la huitième merveille du monde. La compagnie est financée entièrement par des capitaux britanniques placés dans des fonds spéculatifs à la London Stock Exchange. La mauvaise gestion de l’entreprise et les négociations difficiles avec le gouvernement du Canada mènent à une crise financière majeure : le Grand Tronc fait faillite en 1919-1920. Plusieurs investisseurs anglais perdent alors leur fortune, dont Lord Grantham, porté au petit écran dans la série Downtown Abbey. En 1923, le réseau du Grand Tronc est A intégrer à celui de la compagnie du Canadien National. Le Grand Tronc dirige alors près de 125 compagnies de chemins de fer en Amérique du Nord.\n","lat":45.4999318,"long":-73.5567351,"loc_x":300366.1,"loc_y":5040002.6,"uuid":"0f409001-dfc1-45fc-a141-38282ed9489e"},{"_id":39,"nid":26,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La place des Commissaires et le marché au foin","informations":"Les commissaires, chargés de la démolition des fortifications, acquièrent, en 1809, des terrains hors des murs pour ouvrir une place publique qui sera nommée place des Commissaires. Elle sera plus tard agrandie et deviendra le square Victoria.","contenu":"En 1809, les commissaires chargés de la démolition des fortifications, en ruine depuis la Conquête, acquièrent des terrains à l’extérieur de la vieille ville afin d’ouvrir une place publique. Le marché au foin, tenu sur la place d’Armes, est déplacé sur la nouvelle place des Commissaires. Des résidences et des étables bordent l’espace pendant que la rivière Saint-Martin, au nord, limite le développement de la ville. En 1824, le cours d’eau est remblayé afin de laisser cours aux activités marchandes. Plusieurs institutions religieuses s’établissent alors en périphérie. En 1841, la Ville procède à l’acquisition de deux terrains situés au nord de l’ancienne rivière, pavant ainsi la voie à l’extension de la place des Commissaires qui deviendra le square Victoria.\n","lat":45.5012826,"long":-73.5608804,"loc_x":300042.3,"loc_y":5040153,"uuid":"afcf4703-6f70-4e08-b7e6-80357ce08c0b"},{"_id":40,"nid":27,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"L’allégeance à la reine Victoria","informations":"Un pont, un square, une avenue, trois rues, deux monuments et une station de métro rendent hommage à la reine Victoria. Sous son règne, la métropole connait une période de grande croissance. ","contenu":"Un pont, un square, une avenue, trois rues, deux monuments et une station de métro rendent hommage à la reine Victoria. Sous son règne, la métropole connait une période de grande croissance. Le pont Victoria, un chef d’œuvre d’ingénierie, est source de fierté pour tout le Commonwealth. Lors de son inauguration en 1860, en prévision de la visite du prince de Galles, un palais de cristal, inspiré du Crystal Palace de Hyde Park, à Londres, est érigé au cœur de la New Town, rue Sainte-Catherine. La place des Commissaires est aussi transformée en square-jardin pour l’occasion et prend l’appellation de square Victoria. En 1872, Lord Dufferin, gouverneur général du Canada, dévoile au square Victoria un monument en hommage à la reine Victoria, œuvre du sculpteur anglais Marshall Wood.\n","lat":45.5014189,"long":-73.5615832,"loc_x":299987.4,"loc_y":5040168.2,"uuid":"75f34a2c-3c92-4ca0-a3b2-0540155f6765"},{"_id":41,"nid":28,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La rue Saint-Jacques, la « Wall Street » du Canada","informations":"Pendant un siècle, des années 1850 à 1950, la rue Saint-Jacques est connue comme le cœur des affaires de Montréal et la Wall Street du Canada.","contenu":"À la suite de la démolition des fortifications, au début du 19e siècle, on élargit de 60 pieds (18,3 m) la petite rue résidentielle qu’est alors Saint-Jacques, ce qui lui vaudra l’appellation de « grande rue Saint-Jacques » ou « Great St. James Street ». L’arrivée, dans les années 1840, de la Banque de Montréal sur la place d’Armes amorce la transformation de tout le secteur. Les grandes institutions financières y installent leur siège social. Pendant un siècle, des années 1850 à 1950, la rue Saint-Jacques est connue comme le cœur des affaires de Montréal et la Wall Street du Canada. Les édifices de la Banque Molson, de la CIBC, de la Royale ou encore de la Merchant’s figurent parmi les exemples les plus significatifs d’une architecture monumentale. Au fil du temps, plusieurs journaux montréalais s’y établiront également, comme The Montreal Star et La Patrie. Au tournant des années 1960, la rue connait un déclin provoqué par l’émergence d’un nouveau centre-ville autour de la Place Ville Marie et de la croissance économique de Toronto.\n","lat":45.5014311,"long":-73.5602877,"loc_x":300088.6,"loc_y":5040169.5,"uuid":"e12e62a8-593b-4995-88b7-7d723864a5f9"},{"_id":42,"nid":64,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Le Quartier international de Montréal","informations":"Le Quartier international de Montréal est un secteur du quartier des affaires qui réunit de nombreux sièges sociaux d’organisations internationales dans un cadre urbain de grande qualité.","contenu":"Le Quartier international de Montréal est un secteur du quartier des affaires qui réunit de nombreux sièges sociaux d’organisations internationales dans un cadre urbain de grande qualité. L’idée de développer un secteur international à Montréal nait en 1986 à l’occasion du Sommet économique de Montréal. Regroupés au sein de l’Association des riverains du Quartier international de Montréal, des propriétaires immobiliers investissent plus de 8 millions de dollars dans le domaine public par le biais d’une taxe de répartition locale volontaire. Le projet se concrétise au début des années 2000 avec le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, l’agrandissement du Palais des congrès de Montréal, la construction du Centre CDP Capital (devenu l’Édifice Jacques-Parizeau), la création de la place Jean-Paul-Riopelle ainsi que la réfection et l’aménagement du domaine public (trottoirs de granit, mobilier urbain signé Michel Dallaire, rénovation du square Victoria) et du réseau souterrain.\n","lat":45.5017516,"long":-73.5620646,"loc_x":299949.8,"loc_y":5040205.2,"uuid":"2dade25e-a00a-4c76-8bfc-9058d952ac8d"},{"_id":43,"nid":63,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La Tour de la Bourse et les liens avec le Vatican","informations":"La Tour de la Bourse, Place Victoria a été édifiée en 1964. Financée par une société détentrice d’importants fonds du Vatican, cette œuvre a été réalisée par l’architecte Luigi Moretti et le célèbre ingénieur Pier Luigi Nervi, tous deux de nationalité italienne.","contenu":"Le projet initial de 1961 comprenait trois tours identiques de 51 étages avant d’être réduit à deux tours distinctes, une logeant des bureaux, l’autre, un hôtel. La Tour de la Bourse (800, rue du Square-Victoria), comptant 47 étages, est l’œuvre de l’architecte Luigi Moretti (auteur du Watergate Complex à Washington) et du célèbre ingénieur Pier Luigi Nervi (auteur de la tour Pirelli à Milan et du Palais des sports à Rome). Une architecture, remarquable, caractérisée par des lignes brisées et des angles de béton légèrement inclinés. Le projet a été mené et financé par la Società Generale lmmobiliare de Rome, le plus important conglomérat de construction et de développement italien de l’époque, dont le principal actionnaire est le Vatican. 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Un groupe opposé, composé surtout de catholiques irlandais, interrompt l’allocution. S’ensuit un attroupement qui dégénère en affrontements violents. Le 26e régiment est appelé en renfort pour séparer les belligérants. Des coups de feu se font entendre et les militaires tirent sur la foule. Encore aujourd’hui, personne ne sait qui en a donné l’ordre. Le résultat : une dizaine de morts et une trentaine de blessés.\n","lat":45.501871,"long":-73.5634232,"loc_x":299843.6,"loc_y":5040218.5,"uuid":"1ded5d5a-56b1-48f4-a863-4926cee5ffa9"},{"_id":45,"nid":30,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Le « Church Corner » et la vue carte postale","informations":"Vers 1850, quatre églises sont édifiées à l’angle de la côte du Beaver Hall et de la rue De La Gauchetière. Le lieu porte le nom de Church Corner. Cette multiplication de clochers rythme le paysage et marque la présence religieuse dans la ville.","contenu":"Au milieu du 19e siècle, les congrégations religieuses délaissent leurs vieux bâtiments situés près de la place d’Armes, dans la vieille ville, pour s’établir au pied de la côte du Beaver Hall. Elles anticipent le déplacement de la population vers la New Town (actuel centre-ville) et s’assurent ainsi d’occuper une position stratégique sur le parcours des citoyens et le paysage urbain. Avec l’église Saint-Patrick qui domine la ville, le secteur est peu à peu connu sous le nom de Church Corner. Les nombreuses photos des cartes postales prises depuis le square Victoria illustrent à merveille cette idée de « ville aux cent clochers ».\n","lat":45.5022761,"long":-73.5642251,"loc_x":299781,"loc_y":5040263.6,"uuid":"1d71a8ca-bd98-46a3-b2fd-8409ced1013c"},{"_id":46,"nid":65,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Le Vauxhall de Montréal, grand lieu d’amusement","informations":"À la fois parc d’attractions, zoo, salle de danse, taverne et restaurant, le Vauxhall de Montréal, ouvert en 1781, est le plus ancien lieu d’amusement de la ville.","contenu":"À la fois parc d’attractions, zoo, salle de danse, taverne et restaurant, le Vauxhall de Montréal, ouvert en 1781, est le plus ancien lieu d’amusement de la ville. Inspiré par le Vauxhall de Londres, l’hôtelier John Franks achète une grande étendue de terre sur le terrain pentu et le plateau se prolongeant au nord-ouest de la ville, pour en faire un complexe de divertissement. Le site comprend aussi un magnifique jardin composé de kiosques, de pavillons, de serres, de vergers, d’un carrousel et d’un théâtre de marionnettes. La nuit, le Vauxhall s’anime et se transforme : Montréalais et touristes profitent de fêtes nocturnes, avec feux d’artifice et illuminations.\n\r\nMalheureusement, le Vauxhall ferme après seulement sept ans d’existence. L’établissement est acheté, en 1789, par Richard Dillon, ancien valet de Lord Dorchester, tavernier et hôtelier à la place d’Armes. Dillon convertit le Vauxhall en hôtel, mais il est incapable de le rentabiliser. En 1792, il cède la propriété – 20 arpents de terre plantés d’arbres fruitiers et de plusieurs bâtiments, dont deux grandes maisons – au « baron » de la fourrure, Joseph Frobisher.\r\n \n","lat":45.5024425,"long":-73.5648273,"loc_x":299733.9,"loc_y":5040282.1,"uuid":"dde561aa-8e05-4474-873f-9e20c843665b"},{"_id":47,"nid":31,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La Compagnie du Nord-Ouest et le « Beaver Club » de Joseph Frobisher","informations":"Fondé en 1785 par Joseph Frobisher, le « fastueux baron », le Beaver Club regroupe, à l’origine, les négociants qui passent l’hiver dans les pays d’en haut, c’est-à-dire à l’ouest des Grands Lacs.","contenu":"Fondé en 1785, le Beaver Club regroupe, à l’origine, les négociants qui passent l’hiver dans les pays d’en haut, c’est-à-dire à l’ouest des Grands Lacs. Les dix-neuf membres, parmi lesquels les explorateurs Simon Fraser et Alexander Mackenzie, sont tous affiliés à la Compagnie du Nord-Ouest, une entreprise engagée dans la traite des fourrures.\n\r\nFrobisher, cofondateur de la compagnie, achète l’ancienne propriété de Richard Dillon et ouvre le manoir Beaver Hall. Dans la lignée du défunt Vauxhall, le manoir devient le siège de dîners somptueux et le rendez-vous par excellence de l’élite financière et politique. Frobisher y reçoit les dignitaires religieux et de l’État, de l’armée et de la marine, les juges, les avocats, les représentants des familles seigneuriales et les marchands de fourrure. L’homme d’affaires Joseph Masson, qui occupera le poste de vice-président à la Banque de Montréal et sera le premier millionnaire de langue française au Canada, fréquente aussi l’endroit. Il surnomme Frobisher le « fastueux baron ». L’actuel Beaver Club, restaurant gastronomique prestigieux tenu par l’hôtel Reine-Élizabeth, fait écho à cet ancien club privé.\n","lat":45.5026342,"long":-73.565129,"loc_x":299710.4,"loc_y":5040303.5,"uuid":"52e4cb71-a166-4593-99ba-7c13be2ad593"},{"_id":48,"nid":32,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les œuvres des Sœurs grises et la paroisse Saint-Patrick","informations":"Les Sœurs Grises sont intimement liées à l’histoire de l’église et de la paroisse Saint-Patrick. Plusieurs institutions caritatives et éducatives seront sous leur responsabilité pendant un siècle.","contenu":"Les Sœurs Grises sont intimement liées à l’histoire de l’église et de la paroisse Saint-Patrick. Plusieurs institutions caritatives et éducatives seront sous leur responsabilité pendant un siècle, dont l’orphelinat Saint-Patrick, érigé entre 1849 et 1851. La bâtisse occupe la partie nord-ouest de l’îlot Saint-Patrick, un lot du domaine de la succession de Rocheblave acquise par les Sulpiciens.\n\r\nLe St. Bridget’s Refuge est ouvert en 1869 sur la rue De La Gauchetière. Il sert d’hospice pour les vieillards pauvres, les jeunes filles irlandaises sans travail et autres nécessiteux. Piloté par le père Patrick Dowd, le refuge demeure sous la responsabilité des Sœurs Grises jusqu’en 1944, alors qu’elles ne comptent plus suffisamment de membres pouvant s’exprimer en anglais et ainsi répondre aux besoins de la communauté ciblée, essentiellement anglophone. Les Sœurs de la Providence prennent la relève et poursuivent cette mission. Le refuge est démoli dans les années 1980, mais ses ruines sont encore bien visibles dans l’espace vert situé au pied de l’église.\n","lat":45.5027724,"long":-73.5640749,"loc_x":299792.8,"loc_y":5040318.8,"uuid":"734cdebf-5bce-4858-93e8-59d68ecfefeb"},{"_id":49,"nid":33,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les Sulpiciens et l’implantation stratégique de la basilique Saint-Patrick","informations":"Afin de répondre aux besoins de la communauté irlandaise et ainsi étendre l’influence de la religion catholique, les Sulpiciens construisent l’église Saint-Patrick entre 1843 et 1847.","contenu":"Afin de répondre aux besoins de la communauté irlandaise, les Sulpiciens construisent l’église Saint-Patrick entre 1843 et 1847. Dès 1840, les Sulpiciens réservent un vaste terrain pour y développer cette paroisse. Le projet s’inscrit dans la vision de Mgr Bourget qui veut favoriser le rayonnement de la présence catholique à Montréal par l’implantation de monuments religieux à différents endroits stratégiques sur le territoire de la ville. La paroisse sera florissante et de nombreuses institutions caritatives et éducatives qui lui sont associées s’établiront dans le voisinage.\n\r\nL’église Saint-Patrick est érigée au haut de la terrasse De La Gauchetière pour profiter d’un panorama sur la ville et être visible de toute part. Construite à la limite de la ville de l’époque, elle fait face à l’église Notre-Dame et au Vieux-Séminaire-de-Saint-Sulpice, ce qui explique son orientation. Pour sa part, le parcours irrégulier de la rue De La Gauchetière témoigne du développement faubourien hors les murs et de l’absence d’une planification d’ensemble.\n","lat":45.503404,"long":-73.5644102,"loc_x":299766.6,"loc_y":5040389,"uuid":"9ebde372-c27e-42c2-9fa1-f16aca9571bb"},{"_id":50,"nid":34,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La Maison du Commerce","informations":"Inaugurée en 1967, la Maison du commerce (1080, côte du Beaver Hall) évoque les ambitions du Montréal moderne et l’envie partagée des hommes d’affaires francophones et anglophones de se doter d’un siège prestigieux. ","contenu":"Lancé sous le nom de « Commerce House », ce projet conjoint de la Chambre de commerce du district de Montréal et du Montreal Board of Trade propose la construction d’un bâtiment ultramoderne destiné au développement du bien-être social, économique et civique de Montréal. Le maire de l’époque, Jean Drapeau, y voit une collaboration inédite entre les francophones et les anglophones. Les deux organismes bénéficient de leur salle à manger respective, chacune fonctionnant comme un club privé, mais ils partagent six étages de salles de conférence et de salons de réception. Ces lieux de rencontre et de représentation sont situés aux étages 4, 5 et 6, qui sont marqués par une discontinuité dans la façade : cette partie, aujourd’hui vitrée, prenait en effet la forme d’une masse opaque, qui conférait un caractère secret à ses fonctions.\n","lat":45.502435,"long":-73.5651854,"loc_x":299706,"loc_y":5040281.3,"uuid":"62663436-a034-414b-a2db-4dc4c04b12d0"},{"_id":51,"nid":35,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les artistes du Groupe de Beaver Hall","informations":"Le Groupe de Beaver Hall est un regroupement d’artistes ayant contribué à moderniser la peinture canadienne dans les années 1920. Ces artistes ont peint de nombreuses scènes du paysage urbain montréalais.","contenu":"Dans les années 1920, les artistes se montraient très critiques à l’égard de l’Art Association of Montreal, l’ancêtre du Musée des Beaux-Arts de Montréal. L’un des membres fondateurs du Groupe des Sept, l’artiste A.Y. Jackson, par exemple, la décrivait comme un club privé de riches anglophones préférant la peinture hollandaise de la fin du 19e siècle aux œuvres modernes canadiennes. Les terrasses d’habitations autour du square Beaver Hall étaient occupées par plusieurs artistes tels que Maurice McCullen, G. Horne Russell, Gertrude Des Clayes, Lilias Torrance Newton et Anne Savage. En 1920, ils fondent une association, The Beaver Hall Square Group, reconnue comme l’équivalent du Groupe des Sept de Toronto, un regroupement d’artistes célèbre pour ses peintures de paysages canadiens. Les membres du groupe montréalais partagent un studio au 305 de la côte du Beaver Hall et cherchent à sensibiliser le public à l’art canadien. Ces artistes ont peint de nombreuses scènes du paysage urbain montréalais et apporté une contribution significative à l’histoire de l’art canadien.\n","lat":45.5027357,"long":-73.5654308,"loc_x":299686.8,"loc_y":5040314.8,"uuid":"6e584d72-e9f8-4816-b1aa-6962be6c0bf4"},{"_id":52,"nid":36,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"L’oratoire Saint-Joseph et sa vitrine au centre-ville","informations":"En 1982, le square Beaver Hall est rebaptisé place du Frère-André afin d’honorer la mémoire du fondateur de l’oratoire Saint-Joseph, béatifié par le pape Jean-Paul II, le 23 mai de la même année.","contenu":"En 1982, le square Beaver Hall est rebaptisé place du Frère-André afin d’honorer la mémoire du fondateur de l’oratoire Saint-Joseph, béatifié par le pape Jean-Paul II, le 23 mai de la même année. Par ce changement toponymique et le réaménagement du lieu en 1986, le maire de l’époque, Jean Drapeau, y voit une occasion de promouvoir l’Oratoire au centre-ville de Montréal. La sculpture, œuvre de l’artiste Émile Brunet, a été commanditée par l’oratoire Saint-Joseph. Elle y présente le frère André portant son habit de la congrégation de Sainte-Croix, humble et près des gens.\n\r\nLe frère André est une figure connue du monde religieux pour ses nombreux miracles comme guérisseur. À noter que l’édifice Crane (1175, avenue Union) appartient à la Corporation Immobilière Frère André. Ce magnifique édifice de style Art déco a été construit en 1922 pour abriter les bureaux et les salles d’exposition de l’entreprise de plomberie Crane ltée, dont les usines se situaient dans la rue Saint-Patrick, devant le canal de Lachine.\n","lat":45.5033053,"long":-73.5666177,"loc_x":299594.1,"loc_y":5040378.1,"uuid":"7ad3faf9-ec75-4078-be12-f747a959db8a"},{"_id":53,"nid":37,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les tailleurs de la place Phillips","informations":"L’édifice le plus ancien du lotissement connu comme le plan Phillips (1178-1184, place Phillips) a été occupé pendant plusieurs décennies par Charles Johnson & Son, un tailleur spécialisé dans le kilt écossais.","contenu":"L’édifice le plus ancien du lotissement connu comme le plan Phillips (1178-1184, place Phillips) a été occupé pendant plusieurs décennies par Charles Johnson & Son, un tailleur spécialisé dans le kilt écossais. La boutique a fermé ses portes en 2007.\n\r\nL’édifice voisin (1172, place Phillips), construit en 1890, est lui aussi occupé par un tailleur, Roland Dagenais, et ce, depuis 1953. L’entreprise s’est établie dans le secteur en 1938. En 1961, l’intérieur de l’édifice de la place Phillips est complètement transformé avant d’être doté d’une nouvelle façade de briques orangées. En fait, il s’agissait d’une ruse du propriétaire pour camoufler la démolition déguisée et contourner les règles d’urbanisme en vigueur. L’entrée, de plain-pied, se prête davantage au commerce que l’ancienne typologie résidentielle. La présence de l’enseigne « r. dagenais » témoigne, encore aujourd’hui, de la persistance de l’entreprise familiale, maintenant gérée par Roland Dagenais Jr.\n","lat":45.5032311,"long":-73.5671286,"loc_x":299554.2,"loc_y":5040369.9,"uuid":"2491eb49-a9f0-4078-be02-28a1fcb7e999"},{"_id":54,"nid":38,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Le Krausmann’s Lorraine Cafe and Grill","informations":"L’édifice Dubrûlé, construit par le célèbre architecte Ernest Cormier, a accueilli le Krausmann’s Lorraine Cafe and Grill, l’un des restaurants les plus reconnus du Montréal des années 1920 et 1930.","contenu":"Le square Phillips est un lieu très achalandé dans la première partie du 20e siècle. L’édifice Dubrûlé, construit par le célèbre architecte Ernest Cormier, a accueilli le Krausmann’s Lorraine Cafe and Grill, l’un des restaurants les plus reconnus de la ville dans les années 1920 et 1930. En 1922, le restaurant de cuisine allemande ouvre ses portes au 1193 de la place Phillips. Sous la devise Famous for Food, Choice Wines and Specially Brewed Beer, il offre aussi des diners et des soupers-spectacles. Il se transforme en cabaret dans les années 1930 et ferme une vingtaine d’années plus tard. L’institution renait au milieu des années 1980 au 1093 de la côte du Beaver Hall, dans le restaurant Brisket Montréal Salon Krausmann, dont les spécialités sont le smoked meat, sandwich à la viande fumée, et le pied de porc mariné.\n","lat":45.503686,"long":-73.5675658,"loc_x":299520.1,"loc_y":5040420.5,"uuid":"522cb99a-b02a-4b74-baef-4c1011c05122"},{"_id":55,"nid":39,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La tragédie du Blue Bird-Wagon Wheel","informations":"Le 1er septembre 1972, un incendie criminel au café-restaurant Blue Bird et au bar Wagon Wheel (1127, avenue Union) cause la mort de 37 personnes. ","contenu":"Le 1er septembre 1972, un incendie criminel allumé dans l’escalier extérieur du café-restaurant Blue Bird et du bar Wagon Wheel (1127, avenue Union) cause la mort de 37 personnes. C’est l’une des pires tragédies du 20e siècle survenues à Montréal. En 2012, une plaque commémorative sobre, en granit noir cambrien, sera apposée sur la façade, square Phillips, face à la rue Cathcart. Les noms des 37 victimes de l’incendie y sont inscrits. Le site de l’ancien Blue Bird est demeuré vacant pendant près de 45 ans. 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En 1878, l’élégante boutique se déplace de nouveau, au sud du square cette fois, dans une grande maison urbaine au toit mansardé et à la façade de pierre calcaire. Ce majestueux édifice du réputé architecte Alexander C. Hutchison se démarque par sa superficie et sa prestance, s’insérant dans le secteur du square Phillips reconnu, entre 1850 et 1880, comme un quartier de prestige. La boutique d’Alfred Joyce, importateur de chocolat, traiteur haut de gamme et pâtissier, est louangée par le quotidien The Gazette en ces termes : Lovers of fine foods agreed that a morsel from Joyce’s was like sipping pure nectar. Mr. Joyce billed himself as a ‘‘high-class caterer’’ and a ‘‘high-class confectioner’’.\n","lat":45.5034492,"long":-73.568282,"loc_x":299464.1,"loc_y":5040394.2,"uuid":"3ac3ce64-3e28-4928-b608-75941d7075fd"},{"_id":57,"nid":41,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La place de la Victoire et les guerres mondiales","informations":"Dans la première moitié du 20e siècle, le square Phillips est le théâtre de plusieurs célébrations, commémorations et évènements rappelant la participation canadienne aux deux guerres mondiales.","contenu":"Dans la première moitié du 20e siècle, le square Phillips est le théâtre de plusieurs célébrations, commémorations et évènements rappelant la participation canadienne aux deux guerres mondiales.\n\r\nEn 1944, sur proclamation du maire Adhémar Raynault, le square est temporairement renommé place de la Victoire pour la durée de la campagne du VIIe emprunt. À cette époque, le gouvernement fédéral lançait des campagnes d’emprunt, modes de financement populaire qui lui permettaient d’amasser des fonds afin d’investir dans l’effort de guerre. Pour cette collecte de 1944, des installations temporaires sont érigées au centre du square, devant le monument Édouard VII, sous l’inscription « Buy Victory Bonds ».\n","lat":45.503906,"long":-73.5689177,"loc_x":299414.4,"loc_y":5040445,"uuid":"bf3e7803-a8f4-4180-9baa-d42629a470bf"},{"_id":58,"nid":66,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Une entente cordiale et une controverse autour du monument Édouard VII","informations":"Le monument Édouard VII occupe une position prédominante dans le square Phillips. Il témoigne de l’enthousiasme patriotique des Canadiens, particulièrement des anglophones, pendant la Première Guerre mondiale.","contenu":"Le monument Édouard VII occupe une position prédominante dans le square Phillips. Il témoigne de l’enthousiasme patriotique des Canadiens, particulièrement des anglophones, pendant la Première Guerre mondiale. Inaugurée en 1914, cette œuvre du célèbre sculpteur Louis-Philippe Hébert a été réalisée grâce à une souscription publique. Le monument rend hommage à Édouard VII, roi francophile et père de l’Entente cordiale conclue en 1914 entre la France et l’Angleterre. L’œuvre représente également les quatre plus grandes communautés européennes présentes à Montréal et au Canada à l’époque : anglaise, française, écossaise et irlandaise. Quatre allégories décrivent les visions et les actions du conciliateur : la paix armée, la prospérité, la bonne entente entre les peuples et le génie de la liberté. Voulant augmenter la visibilité du monument, le duc de Connaught, membre de la famille royale britannique, exige l’abattement d’une trentaine de vieux arbres présents sur le square. La Commission des parcs de la ville s’attèle à la tâche durant la nuit, à l’insu des citoyens, ce qui entrainera de vives protestations.\n","lat":45.5037349,"long":-73.5685502,"loc_x":299443.1,"loc_y":5040426,"uuid":"62b81b29-2bdd-4a29-8bb3-732907bb93b8"},{"_id":59,"nid":42,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Morgan’s à La Baie d’Hudson","informations":"En 1850, les frères Henry et James Morgan fondent la Henry Morgan & Company et s’établissent au square Victoria. Touché par la grande inondation de 1886, le magasin Morgan’s déménage au square Phillips en 1891.","contenu":"En 1850, les frères Henry et James Morgan fondent leur propre compagnie, la Henry Morgan & Company, et établissent leur magasin au square Victoria. L’entreprise est gravement affectée par la grande inondation de 1886, car l’immeuble subit d’importantes pertes matérielles, entrainant de lourdes pertes financières. Les frères constatent également un déplacement de leur clientèle vers les nouveaux secteurs résidentiels de l’Uptown, ou New Town (centre-ville), en haut de la côte du Beaver Hall. Par conséquent, en 1891, Morgan’s déménage au square Phillips, s’inscrivant dans la mouvance de l’ouverture des grands magasins dans ce secteur. L’édifice monumental en grès rouge, nommé la Colonial House, borde majestueusement le front nord du square Phillips. Sa construction entraîne la démolition des terrasses d’habitation datant des années 1850, dont la maison de John Lovell, l’un des plus importants imprimeurs et éditeurs du Canada, qui accueillera aussi Jefferson Davis, le président des États confédérés des États-Unis. Morgan’s Department Store est vendu à la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1960, mais conserve son appellation jusqu’en 1972.\n","lat":45.5041099,"long":-73.569088,"loc_x":299401.1,"loc_y":5040467.7,"uuid":"24705a29-9b8c-4718-a74f-2b3ec1bcaf56"},{"_id":60,"nid":67,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Le studio du photographe William Notman","informations":"William Notman (1826-1891) est l’un des photographes les plus célèbres de Montréal. Deux de ses studios étaient situés dans le secteur du square Phillips.","contenu":"William Notman (1826-1891) est l’un des photographes les plus célèbres de Montréal. Deux de ses studios étaient situés dans le secteur du square Phillips : le premier, au 14 de la rue du Square-Phillips, entre 1893 et 1913; le second, au 79 de l’avenue Union, face à la cathédrale Christ Church, entre 1913 et 1924 (selon l’ancienne numérotation des adresses).\n\r\nLes premiers grands mandats de Notman consistent à documenter la construction du pont Victoria pour la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada. L’entourage de la reine Victoria apprécie grandement son travail et le nomme photographe de la reine.\n\r\nPionnier de la photographie en Amérique du Nord, Notman a ouvert une vingtaine de studios à travers le continent et a été primé à plusieurs reprises lors d’expositions internationales. Notman a su capter, entre 1856 et 1891, le quotidien des citoyens et des villes de même que de grands paysages canadiens. Son exceptionnelle collection de photographies est préservée au musée McCord.\r\n \n","lat":45.5042979,"long":-73.5701394,"loc_x":299319,"loc_y":5040488.7,"uuid":"39a56404-6c31-41a1-b072-6a51bf385bfa"},{"_id":61,"nid":68,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les nuits folles de la rue Sainte-Catherine","informations":"Salles de concert, théâtres, cinémas, restaurants et tavernes se déploient sur la rue Sainte-Catherine, déjà reconnue, au tournant des années 1920, comme étant un paradis du magasinage.","contenu":"Salles de concert, théâtres, cinémas, restaurants et tavernes se déploient dans la rue Sainte-Catherine, déjà reconnue, au tournant des années 1920, comme étant un paradis du magasinage. Ce sont les belles années de la rue Sainte-Catherine, devenue haut lieu du divertissement. Le Strand (1912), le Loews (1917), le Capitol (1921) et le Palace (1923) sont construits de part et d’autre de l’avenue McGill College, s’inscrivant dans un réseau de cinémas implantés sur l’artère commerciale. De grands architectes-décorateurs, dont Emmanuel Briffa, sont engagés pour créer des décors intérieurs fastes. Avec ses marquises illuminées et la foule qui y déambule, la rue Sainte-Catherine devient une icône dans la ville.\n","lat":45.5025741,"long":-73.5702614,"loc_x":299309.3,"loc_y":5040297.1,"uuid":"8b953ddb-12e4-408a-96bf-126d470cd59a"},{"_id":62,"nid":43,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La rue Sainte-Catherine : paradis du magasinage","informations":"À l’origine, la rue Sainte-Catherine est une paisible voie traversant les lotissements résidentiels de la New Town (centre-ville). Au tournant du 20e siècle, elle devient une destination incontournable pour le magasinage.","contenu":"À l’origine, la rue Sainte-Catherine est une paisible voie traversant les lotissements résidentiels de la New Town (centre-ville). Au tournant du 20e siècle, elle devient une destination incontournable pour le magasinage. Dès 1860, la construction du majestueux hall du Crystal Palace, inspiré de celui de Londres, annonce la nouvelle vocation de la rue Sainte-Catherine. À partir de 1890, l’artère devient un centre du commerce de détail : des bazars aux grands magasins, elle attire les foules qui veulent faire des emplettes. Les produits et les étalages évoluent au fil des ans et de nombreux restaurants, salons de thé et de repos se greffent à l’offre commerciale des magasins. Hartney, Kresge, D’Allairds et Woolworth, pour ne nommer que ceux-là, s’installent de part et d’autre de l’actuelle avenue McGill College. Les grands magasins, ces « cathédrales du commerce » telles que Morgan’s, Eaton, Simpsons et Ogilvy, construites pour la plupart au cours des années 1920, proposent des vitrines alléchantes qui constituent une attraction en soi.\n\r\nAprès un long déclin (1970-1990), la rue Sainte-Catherine redevient un pôle commercial séduisant au début des années 1990 avec l’ouverture du Carrefour Industrielle-Alliance, de la Place-Montréal-Trust, du Centre Eaton de Montréal et des Promenades Cathédrale.\n","lat":45.5028523,"long":-73.5701273,"loc_x":299319.8,"loc_y":5040328,"uuid":"5769bc60-5c55-4bb1-9967-5b61ef66f3fc"},{"_id":63,"nid":44,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"Les défilés et la magie de Noël sur la rue Sainte-Catherine","informations":"Chaque année, plusieurs défilés se déroulent sur la rue Sainte-Catherine, notamment ceux de Noël et de la Saint-Patrick. Ce dernier se célèbre depuis 1824.","contenu":"Chaque année, plusieurs défilés se déroulent dans la rue Sainte-Catherine, notamment ceux de la Saint-Patrick et de Noël. Le défilé de la Saint-Patrick se célèbre depuis 1824, ce qui en fait le plus ancien en Amérique. À l’occasion des fêtes de Noël, les vitrines des magasins sont richement décorées et attirent les foules.\n\r\nEn 1925, Eaton présente le premier grand défilé de Noël à Montréal, qui emprunte notamment les rues Sainte-Catherine et University. Haut en couleur, l’évènement propose des costumes et des chars allégoriques originaux.\n\r\nÀ partir des années 1950, des employés s’affairent toute l’année à la préparation du défilé. Une activité incontournable, tant pour les Montréalais que pour Eaton. Mais en 1969, évoquant la crainte d’attentats par le Front de libération du Québec (FLQ), l’entreprise abandonne définitivement sa célèbre parade. Le lobby des gens d’affaires, par le biais de la Société de développement commercial Destination centre-ville, ressuscitera l’évènement en 2005.\n\r\nLa magie de Noël ne date pas d’hier. De nombreuses décorations intérieures et extérieures ornaient la gare Centrale dès les années 1940. La tradition s’est poursuivie dans les années 1960 avec le grand sapin naturel, puis artificiel, de l’esplanade de la Place-Ville-Marie. Dès l’inauguration de l’avenue McGill College, en 1989, les propriétaires riverains ont planifié et installé des décorations de Noël qui égayent et décorent toujours l’avenue durant les fêtes.\n","lat":45.5035441,"long":-73.5694528,"loc_x":299372.6,"loc_y":5040404.9,"uuid":"58ab0d63-5265-47e2-8eb3-436d9ff8eb74"},{"_id":64,"nid":69,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"James McGill et la naissance de l’Université McGill","informations":"L’Université McGill est la première institution à s’installer sur la montagne. ","contenu":"L’Université McGill est la première institution à s’installer sur la montagne. La Royal Institution for the Advancement of Learning, l’Institution royale pour l’avancement des sciences, est créée en 1801 pour répondre aux besoins de la ville en matière d'instruction publique non confessionnelle. En 1813, James McGill (1744-1813), un riche marchand de fourrures d’origine écossaise, lègue à l’Institution sa propriété de 46 acres nommée Burnside Place et située sur le flanc du mont Royal, lieu de l’emplacement du campus de l’Université McGill; il lègue aussi une somme de 10 000 livres sterling pour l’établissement d’un collège universitaire. L’Institution royale devra respecter deux prérogatives du donateur : la création d’un collège à son nom et l’ouverture de l’établissement dans les dix ans suivant son décès. Après de multiples péripéties qui retardent le projet, le McGill College est finalement fondé en 1821. Il n’offrira toutefois des cours qu’à partir de 1829. La construction du premier pavillon, qui sera consacré aux arts, commence dix ans plus tard pour se terminer en 1843.\n\r\nAujourd’hui, l’Université McGill est la quatrième plus importante université canadienne et une institution reconnue à travers le monde.\r\n \n","lat":45.504249,"long":-73.5753576,"loc_x":298911.2,"loc_y":5040483.6,"uuid":"32b71699-d3f9-408f-82e2-f12a81ebbaf6"},{"_id":65,"nid":84,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Simon McTavish et les propriétés terriennes du centre-ville","informations":"\"\r\nÀ la fin du 18esiècle, Simon McTavis dirige la Compagnie du Nord-Ouest et est alors le marchand le plus important de Montréal. Lui, certains associés et autres notables s’établissent dans le secteur qui deviendra la New Town (centre-ville).\"","contenu":"\r\nLe lotissement des vastes domaines occupés par des marchands de fourrure de la Compagnie du Nord-Ouest et des riches notables anglais et écossais tels James McGill (1744-1813), Joseph Frobisher (1740-1810), Simon McTavish (1750-1804) et William McGillivray (1764-1825) concrétisera la fondation de la New Town.\n\r\nLes spéculateurs engagent des architectes et arpenteurs de renom, dont John Ostell, Henri-Maurice Perrault et John Wells, afin de dresser des plans de subdivision de leur propriété. Bien que les lotissements soient privés et indépendants, les concepteurs recourent tous au plan orthogonal afin de favoriser l’ordonnance et la lisibilité de la New Town.\n\r\nLes liens familiaux, la solidarité et le consentement tacite des promoteurs et des entrepreneurs facilitent la réalisation de la nouvelle ville; l’alliance professionnelle, que ce soit dans de la Compagnie du Nord-Ouest, dans la société McTavish, Frobisher & Company ou dans l’ouverture du canal de Lachine, atteste de cette complicité.\n\r\nLa coordination des plans et les liens privilégiés unissant les propriétaires terriens et les promoteurs sont les premiers éléments impulsant l’établissement de la New Town.\n","lat":45.504407,"long":-73.5794601,"loc_x":298590.7,"loc_y":5040501.5,"uuid":"ac4aa160-bc4e-4a67-8734-29f5305a818b"},{"_id":66,"nid":45,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le silo no-5 et le système de transbordement céréalier","informations":"Construit tout au début du 20e siècle sur la jetée artificielle de Pointe-du-Moulin, le silo à grain no 5 permettait de stocker le grain arrivé par chemin de fer et par barge, et de le transborder sur des navires transatlantiques.","contenu":"À la fin du 19e siècle, Montréal joue le rôle de véritable plaque tournante du commerce céréalier alors florissant en Amérique du Nord. Afin de concurrencer les grandes villes américaines, le port doit se doter d’infrastructures colossales. La compagnie John S. Metcalf, une firme d’ingénierie de Chicago, est choisie pour exécuter cet important chantier. Les travaux débutent en 1904. Deux ans plus tard, on inaugure officiellement un nouveau silo d’acier d’une capacité d’un million de boisseaux et à l’épreuve du feu. Construit sur la jetée artificielle de Pointe-du-Moulin, le silo no 5 permet de stocker le grain arrivé par chemin de fer et par barge, et de le transborder sur des navires transatlantiques. En 1913, on construit une annexe faite cette fois de cylindres de béton plutôt que d’acier, en accord avec les avancées techniques de l’époque. Dans les années qui suivent, Montréal devient le premier port au monde quant au transport céréalier. Le silo à grain no 5 sera encore agrandi à plusieurs reprises.\n\r\nDans les années 1980, l’importance de Montréal sur le plan du transport céréalier décline. Le silo cesse complètement de fonctionner en 1994. Il demeure toutefois un emblème fort de l’architecture fonctionnaliste moderne et constitue un véritable monument dans le paysage montréalais.\n","lat":45.4970826,"long":-73.5499692,"loc_x":300894.7,"loc_y":5039685.7,"uuid":"6ce5077b-9412-453c-bdb8-0c01d6448247"},{"_id":67,"nid":70,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"L’édifice des Douanes","informations":"L’édifice des Douanes (105, rue McGill) est un monument de huit étages construit en deux phases (1912-1916 et 1934-1936) par le gouvernement du Canada pour la réception et le dédouanement des marchandises.","contenu":"L’édifice des Douanes (105, rue McGill) est un monument de huit étages construit en deux phases (1912-1916 et 1934-1936) par le gouvernement du Canada pour la réception et le dédouanement des marchandises. À l’époque, les droits de douane représentent les trois quarts des revenus de l’État. L’édifice sert d’entrepôt d’examen des marchandises. La longue façade à la colonnade d’inspiration antique est revêtue de granit gris de la municipalité de Stanstead, au Québec, et de grès chamois de Wallace, en Nouvelle-Écosse. L’édifice est représentatif du mouvement d’embellissement urbain de l’époque, le City Beautiful, qui prône des principes d’ordre et d’harmonie. La triple arcade monumentale et les armoiries du Canada sur la façade principale témoignent de la volonté de glorification du pays. À l’intérieur, le décor dégage une sobriété classique. Les murs, pilastres, planchers et comptoirs sont décorés dans une variété de marbres. Les tables, guichets, portes, grilles, cloisons de verre et verrières sont enrichis de bronze. En 1977-1978, d’importants travaux de rénovation transforment l’intérieur : le vaste puits de lumière, installé lors de l’agrandissement des années 1930, est supprimé tandis que l’entrepôt d’examen des produits, de la plus ancienne section, est en bonne partie transformé en bureaux. Le bâtiment, renommé édifice Dominique-Ducharme en 2012 pour souligner le rôle indispensable de cet homme au développement du Canada, est toujours occupé par des employés du gouvernement fédéral.\n","lat":45.4995962,"long":-73.5551659,"loc_x":300488.7,"loc_y":5039965.3,"uuid":"43f2a49e-b131-4644-9e77-fee41873b61f"},{"_id":68,"nid":46,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Les édifices du Grand Tronc et du Canadien Pacifique","informations":"L’édifice du Grand Tronc (360, rue McGill), achevé en 1902, est un bel exemple de classicisme éclectique (mélange de styles) tandis que l’édifice Shaughnessy du Canadien Pacifique (401-407, rue McGill), construit en 1912, présente les principales caractéristiques du gratte-ciel montréalais du début du 20e siècle. ","contenu":"La construction de l’édifice du Grand Tronc commence en 1899 pour se conclure en 1902. La compagnie a confié la conception à Richard A. Waite, un architecte né en Angleterre et formé aux États-Unis. De l’aveu même de l’architecte, la Grèce ancienne et un certain style français ont servi de principales sources d’inspiration pour le décor architectural. L’édifice à toit plat, en forme d’U légèrement ouvert du côté de la rue Saint-Paul, est avant tout recouvert en grès chamois de l’Indiana. La façade à trois avant-corps est divisée en trois parties horizontales. La partie inférieure apparait comme un socle supportant une colonnade colossale en granit poli, au-dessus de laquelle se trouve le niveau supérieur richement décoré. Cette composition présente une symétrie presque parfaite, d’esprit classique, partiellement contredite par les ornements des tours et un petit dôme (jamais réalisé sur celle de droite). L’intérieur de l’édifice reprend la dualité stylistique de l’extérieur. Le vestibule, éclectique et coloré, d’esprit classique dans ses détails, est un impressionnant étalage polychrome de marbres importés. De l’extérieur, l’inscription Grand Trunk et le monogramme GT rappellent les origines de l’édifice.\n\r\nL’édifice Shaughnessy, construit en 1912, doit son nom à sir Thomas Shaughnessy, alors président de la Canadian Pacific Railway Co. La firme d’architectes Hutchison, Wood and Miller réalise la conception de cet immeuble. L’édifice est avant tout un projet servant à générer des revenus de location et loge peu de services affiliés à l’entreprise. Son architecture est typique de celle qui prévalait au début du 19e siècle et de la règlementation de l’époque qui limite à 10 le nombre des étages.\n","lat":45.4999327,"long":-73.5567176,"loc_x":300367.5,"loc_y":5040002.7,"uuid":"adc4b303-d54e-4cb6-ab46-f303e331ceab"},{"_id":69,"nid":71,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"John Young et l’architecture commerciale des magasins-entrepôts","informations":"John Young (1811-1873) est homme d’affaires et président de la Commission du Havre de Montréal. En 1853, il acquiert un terrain borné par les rues McGill, William et Grey Nun pour y construire des magasins-entrepôts.","contenu":"John Young (1811-1873), homme d’affaires et président de la Commission du Havre de Montréal, est un acteur clef du développement du port de Montréal. En 1845, il recommande la construction d’un pont au-dessus du fleuve Saint-Laurent, un projet qui se concrétisera, entre 1853 et 1859, par la réalisation du pont Victoria. En 1853, il acquiert un terrain des Sœurs Grises borné par les rues McGill, William et Grey Nun afin d’y construire des magasins-entrepôts, dont ceux situés au 130-134 et au 138-140 de la rue McGill. Les magasins-entrepôts accueillent surtout des grossistes, dont les activités commerciales se diversifient avec le temps. Le 130-134 de la rue McGill est doté d’un étage supplémentaire vers 1955. Et les bâtiments connaissent de nouveaux usages en accueillant notamment des commerces et des logements.\r\n \n","lat":45.4996668,"long":-73.555917,"loc_x":300430,"loc_y":5039973.2,"uuid":"28332a64-8489-416d-87e9-0f967149b1c6"},{"_id":70,"nid":72,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le restaurant exigu de la rue Mc Gill","informations":"Le bâtiment exigu du 444, rue McGill suscite la curiosité. Construit en 1955 sur une mince bande de terrain le long de la rue Saint-Maurice, il a toujours abrité un restaurant.","contenu":"Le bâtiment exigu du 444, rue McGill suscite la curiosité. Construit en 1955 sur une mince bande de terrain le long de la rue Saint-Maurice, il a toujours abrité un restaurant. On trouve des bâtiments originaux de ce type dans plusieurs villes nord-américaines. Le Matchbox de Chicago est l’un des plus connus et des plus exigus du genre. Celui de Montréal s’harmonise avec le bâtiment adjacent, soit l’ancien magasin-entrepôt Mills, en raison de sa longueur et de ses larges fenêtres.\n","lat":45.5004817,"long":-73.5583162,"loc_x":300242.6,"loc_y":5040063.8,"uuid":"8740ba61-420d-41b8-bde8-72231bbc1818"},{"_id":71,"nid":73,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le modernisme de l’ancien édifice de la Banque Toronto-Dominion","informations":"L’édifice de la Banque Toronto-Dominion (500, rue Saint-Jacques Ouest) est inauguré en 1961. De style international, il illustre bien la transition architecturale entre le classicisme des plus anciens édifices bancaires et le modernisme des tours de bureaux.","contenu":"L’édifice de la Banque Toronto-Dominion (500, rue Saint-Jacques Ouest) est inauguré en 1961. Sa construction a toutefois entrainé la démolition, probablement en 1959, de l’immeuble de la Bank of Toronto construit en 1910 et d’un autre bâtiment, le Toupin’s Block. De style international, il illustre bien la transition architecturale entre le classicisme des plus anciens édifices bancaires et le modernisme des tours de bureaux. La façade principale, à l’intersection des rues Saint-Jacques et McGill, est ornée des armoiries de la banque et de la devise Industry, Intelligence, Integrity. Sept panneaux figuratifs en granit noir gravé embellissent l’entrée des bureaux. Cette œuvre d’art de facture moderne représente des personnages historiques et diverses scènes contemporaines. Même si l’édifice n’adopte pas la monumentalité des grands halls bancaires des décennies précédentes, il présente néanmoins une ampleur spatiale et des matériaux nobles, dont le travertin et le marbre.\n\r\nEn 2014, la Banque TD quitte la rue Saint-Jacques, mettant fin à sa présence sur l’artère qui a longtemps symbolisé le cœur financier du Canada.\r\n \n","lat":45.5012271,"long":-73.5598531,"loc_x":300122.6,"loc_y":5040146.8,"uuid":"c6edcf27-3562-4c1d-a6ba-d5b780266766"},{"_id":72,"nid":74,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le Centre de commerce mondial de Montréal et la ruelle des Fortifications","informations":"Construit entre 1988 et 1991, le Centre de commerce mondial de Montréal (747, square Victoria) est un projet immobilier unique qui combine patrimoine et architecture contemporaine.","contenu":"Construit entre 1988 et 1991, le Centre de commerce mondial de Montréal (747, square Victoria) est un projet immobilier unique qui combine patrimoine et architecture contemporaine. Inauguré en 1992, l’immeuble occupe l’espace d’un quadrilatère dans le Vieux-Montréal. Il regroupe plusieurs immeubles anciens qui ont été rénovés pour être ensuite reliés par une immense verrière. Des passerelles aériennes, un bassin d’eau lisse, une fontaine française du 18e siècle, une travée du mur de Berlin et les voutes d’une ancienne poudrière contribuent à la richesse du lieu. 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Nommée initialement autostrade est-ouest, elle est construite entre 1966 et 1975. Une cicatrice urbaine (autoroute en tranchée, terrains vacants) est bien visible jusqu’au tournant des années 2000 lorsque le Quartier international de Montréal, organisme privé à but non lucratif, amorce la revitalisation du secteur.\n\r\nL’édifice est érigé au-dessus de l’autoroute Ville-Marie, ce qui a représenté un défi technique considérable. Inauguré en 2002, il est critiqué pour son cout de 418 millions de dollars. Décrit comme un gratte-ciel horizontal, il se démarque par son Parquet, un atrium de neuf étages rappelant un navire. La salle d’arbitrage, où les cambistes exécutent leurs transactions bancaires, est suspendue dans le vide. Le projet inclut trois bâtiments patrimoniaux judicieusement incorporés à la construction. L’imposant atrium demeure l’un des lieux les plus convoités à Montréal pour le tournage de films.\n\r\nL’édifice porte le nom de Jacques-Parizeau depuis 2016. 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L’édifice devient le nouveau point de repère entre la vieille ville et la New Town.\n\r\nEn 1929, la compagnie Bell Téléphone érige son nouveau siège social sur la côte du Beaver Hall, à l’emplacement de l’église St. Andrew, fermée depuis 1918. Le secteur a perdu sa vocation résidentielle et toutes les églises du Church Corner sont fermées ou ont été transformées au cours des dernières années. L’édifice Bell Telephone, ou Beaver Hall Building, est l’œuvre de l’architecte Ernest Isbell Barott (1050, côte du Beaver Hall). Le style du gratte-ciel, haut de 22 étages, rappelle la Renaissance du 15e siècle. Construit en acier, avec dalles et piliers d’appui en béton, il est habillé de calcaire. Les retraits par palier (retrait de 20 pieds au-dessus du 9e étage et de 15 pieds au-dessus du 16e étage) respectent la règlementation municipale en vigueur depuis 1924, soit celle du Set Back.\n\r\nL’édifice Bell Telephone est un exemple de la troisième génération de gratte-ciels (1924-1939). Il marque le renouveau de la côte du Beaver Hall et confirme le déplacement du quartier des affaires vers la New Town. En 1931, Bell y ouvre le musée du téléphone au 20e étage, qui y demeurera jusque dans les années 1980.\n","lat":45.5022235,"long":-73.5647602,"loc_x":299739.2,"loc_y":5040257.8,"uuid":"f6a2edf6-506c-443d-aeaf-b6b0dde79d79"},{"_id":75,"nid":76,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"La basilique de Saint-Patrick","informations":"Inaugurée en 1847, la basilique de Saint-Patrick est la plus ancienne église catholique romaine d’expression anglaise de la ville. Elle est le principal monument et chef-d’œuvre religieux de la communauté irlandaise.","contenu":"La communauté irlandaise, qui croît rapidement en raison des vagues d’immigration, obtient en 1842 la permission des Sulpiciens de construire sa propre église. La première messe a lieu le 17 mars 1847, jour de la Saint-Patrick. Succursale de la paroisse Notre-Dame jusqu’en 1884, la paroisse Saint-Patrick est érigée canoniquement par Mgr Fabre en 1884 tout en continuant de relever de la paroisse Notre-Dame. Ce n’est qu’en 1905 que la fabrique de la paroisse Notre-Dame vend le lot ainsi que tous les bâtiments qui y sont construits à la fabrique Saint-Patrick. L’église (460, boulevard René-Lévesque Ouest) est construite par deux francophones, l’arpenteur-géomètre Pierre-Louis Morin et le père Félix Martin, jésuite fondateur du collège Sainte-Marie spécialisé dans la restauration d’églises gothiques. Elle est reconnue comme un exemple précoce du style néogothique au Canada. Son originalité tient au fait qu’elle s’inspire de deux sources : l’architecture québécoise traditionnelle et l’architecture du Moyen- ge français. La décoration intérieure s’échelonne sur une période de 75 ans, de Victor Bourgeau en 1848 à Guido Nincheri en 1922. Le bâtiment traduit une partie de l’histoire de Montréal.\n\r\nL’église Saint-Patrick est élevée au rang de basilique mineure par le Vatican en 1989, ce qui explique le changement de son nom au fil du temps.\r\n \n","lat":45.5035657,"long":-73.5648139,"loc_x":299735.1,"loc_y":5040407,"uuid":"41ac0d3a-6e43-43cc-8f1f-2a9756295bbe"},{"_id":76,"nid":77,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le quartier de l’imprimerie ou Paper Hill","informations":"Situé entre la rue Saint-Antoine, le boulevard René-Lévesque Ouest, la côte du Beaver Hall et la rue de Bleury, le Paper Hill rassemblait jadis des bâtiments liés à l’industrie de l’imprimerie.","contenu":"Situé entre la rue Saint-Antoine, le boulevard René-Lévesque Ouest, la côte du Beaver Hall et la rue de Bleury, le Paper Hill rassemblait jadis des bâtiments liés à l’industrie de l’imprimerie. Ce secteur à la topographie accidentée s’étendait jusqu’au Vieux-Montréal et regroupait les principaux journaux de la ville (Montreal Star, The Gazette, La Presse). Les bâtiments industriels représentatifs du quartier de l’imprimerie sont les édifices Gillette (1085, rue Saint-Alexandre), Read (420, rue De La Gauchetière Ouest), Wilson (1061, rue Saint-Alexandre), Unity (454, rue De La Gauchetière Ouest) et Southam (1070, rue de Bleury). L’édifice Unity est classé monument historique sous le nom de Unity Building par le gouvernement du Québec et comme immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle par la Ville de Montréal. Il est l’un des premiers immeubles montréalais à avoir adopté la dalle de béton de plancher. De plus, son traitement formel laisse voir une certaine influence de l’école de Chicago, mouvement précurseur des gratte-ciels du 20e siècle.\n\r\nDepuis le début des années 2000, l’effervescence du marché immobilier entraine la reconversion de plusieurs anciens édifices industriels et de bureaux du secteur en habitations.\r\n \n","lat":45.5032734,"long":-73.5635653,"loc_x":299832.6,"loc_y":5040374.4,"uuid":"d6860fe1-e6b5-4723-919b-c178222b5454"},{"_id":77,"nid":48,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Les magasins Henry Birks","informations":"En 1894, Henry Birks and Sons quitte la rue Saint-Jacques et inaugure, au square Phillips, la plus grande bijouterie en Amérique du Nord.","contenu":"En 1894, Henry Birks and Sons quitte la rue Saint-Jacques et inaugure, au square Phillips, la plus grande bijouterie en Amérique du Nord. Le nouvel édifice (1240, rue du Square-Phillips), qui inclut des ateliers d’orfèvrerie et d’horlogerie, est conçu par l’architecte Edward Maxwell. Il est de forme arrondie et sa façade est en grès beige du Nouveau-Brunswick. En 1912, le joailler fait construire l’édifice New Birks (620-636, rue Cathcart), à l’angle sud-ouest du square Phillips. Ce gratte-ciel de seconde génération respecte le règlement municipal en vigueur entre 1901 et 1923, qui limite la hauteur des édifices commerciaux à dix étages (130 pieds). La caractéristique la plus remarquable du New Birks Building est la corniche proéminente qui lui donne une allure de palais florentin. À l’époque, l’édifice présentait aussi une majestueuse arcade, disparue lors de la rénovation du rez-de-chaussée en 1973.\n","lat":45.5036193,"long":-73.5691953,"loc_x":299392.7,"loc_y":5040413.2,"uuid":"a2b83e82-b909-44fe-98f2-a4985c1c1c27"},{"_id":78,"nid":49,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Les anciennes vespasiennes","informations":"Des vespasiennes (toilettes publiques) ont été installées dans plusieurs squares de Montréal au cours des années 1930, dans le contexte de la crise économique et des travaux de chômage lancés par le maire de Montréal, Camillien Houde.","contenu":"Des vespasiennes (toilettes publiques) ont été installées dans plusieurs squares de Montréal au cours des années 1930, dans le contexte de la crise économique et des travaux de chômage lancés par le maire de Montréal de l’époque, Camillien Houde. L’administration municipale du maire, en poste entre 1928 et 1932, met en place des commissions de chômage pour endiguer la crise. C’est aussi à cette époque que seront construits plusieurs marchés et bains publics. L’appellation vespasienne fait référence à l’empereur Vespasien (69-79), initiateur des urinoirs publics de Rome. Montréal aura son propre empereur : les vespasiennes seront communément appelées « les camilliennes »! Les vespasiennes du square Phillips et de la place d’Armes ont été conçues par l’architecte Jean-Omer Marchand au début des années 1930. Celles du square Phillips ont été remblayées, mais on en a conservé des éléments extérieurs de la structure tels les cheminées d’aération et les murs des puits d’escalier.\n","lat":45.5038232,"long":-73.5688949,"loc_x":299416.2,"loc_y":5040435.8,"uuid":"1fe916a3-c294-4de4-b798-f6a2ece689fe"},{"_id":79,"nid":78,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"La cathédrale Christ Church","informations":"La cathédrale anglicane Christ Church (635, rue Sainte-Catherine Ouest) accueille la plus ancienne congrégation anglophone de Montréal. Elle constitue un exemple remarquable d’architecture néogothique ornementée.","contenu":"Première église à s’établir dans la rue Saint-Catherine (635, rue Sainte-Catherine Ouest), la Christ Church accueille la plus ancienne congrégation anglophone de Montréal. Elle incarne la volonté des institutions religieuses de se positionner stratégiquement en fonction des mouvements de la population qui se déplace vers la New Town. Construite de 1857 à 1859, la cathédrale est un modèle remarquable de l’architecture religieuse britannique de cette époque, le néogothique, un style popularisé par la Cambridge Camden Society, une organisation étudiante promouvant l’architecture gothique. L’édifice de pierre grise est garni d’une longue flèche inspirée de celle de Salisbury, en Angleterre, et située à la croisée des transepts. Ses ouvertures en forme d’ogive, ses contreforts, ses pinacles à fleurons (pilier dont le sommet en pointe est orné de feuillages sculptés dans la pierre) et ses gargouilles sont aussi représentatifs de ce style architectural. Trop lourde et risquant de s’effondrer, la flèche sera retirée en 1927. Elle sera remplacée, en 1940, par une structure d’aluminium revêtue de plaques d’aluminium oxydées et moulées imitant la pierre. À l’origine, la cathédrale domine entièrement l’environnement du square Phillips, composé alors de terres non loties et de terrasses d’habitations. Le monument Fulford, dédié à Mgr Francis Fulford, premier évêque anglican de Montréal, est érigé sur la portion est du terrain de l’église en 1870. Il est alors considéré comme l’un des plus élégants du pays. En 1987, à l’occasion de la construction du centre commercial souterrain des Promenades Cathédrale, l’église est suspendue dans le vide, uniquement soutenue par des pilotis. L’église est classée monument historique par le gouvernement du Québec en 1988 et est considérée par la Ville de Montréal comme un bâtiment de valeur patrimoniale exceptionnelle.\n","lat":45.5036729,"long":-73.5700241,"loc_x":299328,"loc_y":5040419.2,"uuid":"68d05487-8aa5-47cb-ac41-b442d5cac5c8"},{"_id":80,"nid":79,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le Palais de Cristal ou Crystal Palace de Montréal","informations":"Le Palais de Cristal de Montréal, inspiré du Crystal Palace de Londres, est un lieu d’exposition. Oeuvre de l’architecte John Williams Hopkins, il fut inauguré par le prince de Galles en 1860, au cœur de la New Town.","contenu":"Le Palais de Cristal de Montréal est un palais d’exposition inspiré du Crystal Palace de Londres. Œuvre de l’architecte John Williams Hopkins, il fut inauguré par le prince de Galles, en 1860, au cœur de la New Town. À l’origine, ce vaste hall de fer, de verre et de brique a été conçu pour accueillir l’Exposition agricole et industrielle de Montréal. Il prend alors place dans la rue Sainte-Catherine. En 1878, le bâtiment est démonté et déplacé sur le site actuel du parc Jeanne-Mance. Dès 1880, l’endroit accueille des matchs de hockey des étudiants de l’Université McGill. C’est l’une des premières patinoires intérieures de Montréal. La plus ancienne photographie de joueurs de hockey y aurait été prise, en 1881, par George Charles Arless. Le palais est détruit par un incendie en 1896.\n\r\nEn 1921, le magnifique théâtre Palace sera construit sur son emplacement d’origine et demeurera en activité jusqu’en 2000. La ruelle située entre les rues Sainte-Catherine et Cathcart, nommée la ruelle Palace, rappelle la présence du palais de verre ainsi que celle du théâtre.\r\n \n","lat":45.5025741,"long":-73.5702614,"loc_x":299309.3,"loc_y":5040297.1,"uuid":"cf81628b-eaa3-44b8-adf0-fe30b373e8e5"},{"_id":81,"nid":51,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le gigantisme et les ambitions du Canadien National","informations":"De 1910 à 1960, des compagnies de chemins de fer, qui seront nationalisées sous le nom de Canadien National, imaginent un développement ferroviaire d’envergure internationale qui contribuera à redéfinir le centre-ville et le Montréal moderne.","contenu":"Au début du 20e siècle, le Canadien Pacifique (CP) et le Canadian Northern Railway (CNoR) se livrent une vive compétition pour développer les infrastructures transcontinentales de chemins de fer. Le CP, qui s’allie au Grand Trunk Pacific, filiale du Grand Trunk Railway, empêche le Canadian Northern Railway d’accéder au centre-ville de Montréal. Le CNoR imagine alors une solution originale : la construction d’un tunnel sous le mont Royal. Le tunnel traverse le mont Royal, de l’avenue McGill College depuis la rue Cathcart, jusqu’à la Ville de Mont-Royal, développée en raison de ce projet.\n\r\nLe projet Tunnel and Terminal vise aussi à construire une gare ferroviaire ainsi que quatre vastes immeubles multifonctionnels dans un ensemble monumental. Le projet immobilier, inachevé du fait des répercussions de la Première Guerre mondiale, est relancé en 1929. Entretemps, le gouvernement canadien fusionne le CNoR et les Chemins de fer nationaux du Canada puis, plus tard, le Grand Trunk Railway pour former le Canadien National.\n\r\nLa vision globale du projet se déploiera au cours des trois décennies qui suivront et culminera avec la construction, entre 1959 et 1967, de la Place Ville Marie et de la Place-Bonaventure. Des tours de bureaux, des halls d’exposition, un hôtel, une gare, une galerie marchande, une esplanade et un réseau souterrain multifonctionnel caractérisent ce vaste complexe.\n","lat":45.5010297,"long":-73.5691617,"loc_x":299395.1,"loc_y":5040125.4,"uuid":"3d0b172c-5aef-4fa3-8f17-f74dced5f3ee"},{"_id":82,"nid":52,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"La Place Ville-Marie, épicentre de la modernité","informations":"Projet de construction mené par le promoteur américain William Zeckendorf à la demande du Canadien National, la Place Ville Marie est, depuis 1962, le symbole de la modernité montréalaise, épicentre du centre-ville et de la ville souterraine.","contenu":"Le projet de la Place Ville Marie voit le jour à la demande du Canadien National (CN). Il est mené par le promoteur américain William Zeckendorf auquel le CN fait appel. Deux architectes de renom travaillent aux esquisses de la Place Ville Marie, soit Ieoh Ming Pei (à qui l’on doit la célèbre pyramide du Louvre) et Henry N. Cobb. Cette œuvre immobilière achève la planification du réseau du Canadien National, un projet, rappelons-le, d’abord imaginé par l’une des entreprises ferroviaires que le gouvernement canadien avait fusionnées en 1919, la Canadian Northern Railway. La Place Ville Marie comprend quatre édifices, une esplanade, une galerie marchande et un réseau souterrain relié à l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth et à la gare Centrale. La tour cruciforme de la Place Ville Marie, revêtue d’aluminium Alcan, marque un virage majeur dans l'architecture de la métropole québécoise : elle introduit Montréal dans la modernité et confirme le statut du nouveau cœur du quartier des affaires. Dès son inauguration, la Place Ville Marie devient l'un des plus grands complexes commerciaux au monde.\n\r\nLa forme en croix est privilégiée, car elle permet de capter le maximum de lumière naturelle possible. Pour Henry N. Cobb, l’un des concepteurs, les deux principales sources d’inspiration de l’œuvre sont deux grands architectes : Le Corbusier, pour la forme de la tour, et Mies Van der Rohe, pour le revêtement. Le gyrophare, placé au sommet de la tour, éclaire le ciel montréalais. C’est le symbole de la Banque Royale du Canada, l’un des principaux occupants de la Place Ville Marie. En raison de règlements d’urbanisme, aucun immeuble ne peut dépasser le mont Royal. 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Les ornements évoquent les corniches, fausses mansardes et autres décorations des maisons victoriennes, alors que l’usage de la brique, si caractéristique de l’ère industrielle et des « plex » montréalais, fait un retour. La Tour L’Industrielle-Vie reprend l’arche de l’Édifice de la Banque Royale, les angles biseautés du Complexe Desjardins et le recul d’implantation de la Tour Telus (anciennement connue sous le nom de CIL House). Pour sa part, le basilaire de la Place Montréal Trust reprend l’échelle et le rythme de la Banque d’épargne, tandis que les escaliers font écho à ceux de l’ancien forum et son empreinte architecturale s’intègre à l’environnement par des formes et des matériaux variés.\n","lat":45.5028683,"long":-73.5733634,"loc_x":299066.9,"loc_y":5040330,"uuid":"0dc0eae7-b627-4201-97f9-aac747b6dad3"},{"_id":84,"nid":82,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le Centre Eaton de Peter Rose et la renaissance du centre-ville","informations":"La réalisation du Centre Eaton (705, rue Sainte-Catherine Ouest) fait partie d’une stratégie visant à redynamiser le commerce de détail qui, au tournant des années 1990, bat de l’aile au centre-ville de Montréal. Chaque année, le Centre Eaton accueille 30 millions de visiteurs.","contenu":"La réalisation du Centre Eaton (705, rue Sainte-Catherine Ouest) fait partie d’une stratégie visant à redynamiser, au tournant des années 1990, le commerce de détail au centre-ville de Montréal. Chaque année, le Centre accueille 30 millions de visiteurs. Cette œuvre de l’architecte Peter Rose est considérée comme l’un des projets les plus ambitieux entrepris à Montréal depuis la construction de la Place Ville Marie, à la fin des années 1950. Elle comprend la rénovation de l’édifice Les Terrasses et la démolition d’un centre commercial alors existant. Le Centre Eaton s’inscrit avec harmonie dans la trame urbaine du quadrilatère et libère des percées visuelles dans l’ancienne rue Victoria, dans l’axe nord-sud. À l’intérieur des murs, l’espace est aménagé comme une rue, avec du mobilier et une perspective dégagée. Escaliers mécaniques et ascenseurs sont concentrés au centre d’un vaste atrium, surmonté d’une verrière cruciforme. Au moment de sa conception, les commerces sont disposés selon un ordre gradué, des plus abordables, aux étages inférieurs, aux plus luxueux, aux étages supérieurs. En 1991, le Centre Eaton remporte le prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec.\n","lat":45.5028297,"long":-73.5713893,"loc_x":299221.2,"loc_y":5040325.6,"uuid":"8a287e95-8562-4237-b7b2-b030a01d9d8f"},{"_id":85,"nid":83,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"La Place-Mercantile et l’évolution de la pensée patrimoniale","informations":"En 1982, le projet de la Place-Mercantile (770, rue Sherbrooke Ouest) représente un moment-clé dans l’histoire de la protection du patrimoine bâti. Depuis, plutôt que de démolir les édifices anciens, on tente de les intégrer aux nouvelles structures, dans ce cas-ci, à une tour moderne.","contenu":"En 1982, le projet de la Place-Mercantile (770, rue Sherbrooke Ouest) concorde avec un moment-clé de l’histoire de la protection du patrimoine bâti montréalais. Plutôt que de démolir systématiquement les édifices anciens, on tente maintenant de les intégrer aux nouvelles structures, dans ce cas-ci, à une tour moderne.\n\r\nÀ l’origine, le projet devait intégrer des maisons du 19e siècle et deux édifices. Réalisé par les architectes David, Boulva et Cleve, le projet ne respectera pas les engagements pris, suscitant la controverse et le mécontentement dans la population. Les édifices MacKedie et Strathcona seront démolis. Leur façade respective sera toutefois reconstruite, mais avec certaines modifications. La maison Perrigo sera aussi démolie et seules les façades de trois autres constructions seront préservées. Un atrium central et un jardin d’hiver relient les édifices. L’ensemble est accessible par la rue Sherbrooke et l’avenue McGill College.\n","lat":45.5038984,"long":-73.5742834,"loc_x":298995.1,"loc_y":5040444.6,"uuid":"405b5659-18fe-4ea9-9a33-42347dcedd53"},{"_id":86,"nid":53,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Les pavillons Morrice et Redpath Hall de l’Université McGill","informations":"Les pavillons Morrice (3485, rue McTavish) et Redpath (3459, rue McTavish) figurent parmi les plus expressifs de l’ensemble architectural du campus de l’Université McGill.","contenu":"Les pavillons Morrice (3485, rue McTavish) et Redpath (3459, rue McTavish) figurent parmi les plus expressifs de l’ensemble architectural du campus de l’Université McGill. Ces édifices ont été construits à l’ouest du pavillon des Arts, à la fin du 19e siècle. Le pavillon Morrice, anciennement le Séminaire presbytérien, est d’inspiration néogothique, un style souvent associé à l’enseignement religieux. Cette œuvre de l’architecte A.C. Hutchison se distingue par sa tourelle, sa façade de pierre et ses fenêtres en ogive. La bibliothèque Redpath, d’inspiration romane, était considérée, au moment de sa construction en 1893, comme l’une des bibliothèques les plus avant-gardistes. Cette conception originale de Sir Arthur Taylor est dotée de rayons en acier et de planchers coupe-feu en verre. L’immeuble est richement orné de gargouilles, d’arches, de vitraux et des armoiries de la famille Redpath, une autruche tenant une clef.\n","lat":45.5041504,"long":-73.5772781,"loc_x":298761.1,"loc_y":5040472.8,"uuid":"a8e4d580-dcb2-4b76-aac3-5e7c364072a2"},{"_id":87,"nid":54,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Les demeures bourgeoises du Mile carré doré et le « Ravescrag »","informations":"Le Golden Square Mile, une expression de l’écrivain Hugh MacLennan, désigne un secteur résidentiel d’un mille carré situé sur le flanc sud du mont Royal, où sont construites, entre 1850 et 1930, d’imposantes demeures bourgeoises.","contenu":"Le Golden Square Mile, une expression de l’écrivain Hugh MacLennan, désigne un secteur résidentiel d’une superficie d’un mille carré situé sur le flanc sud du mont Royal et où sont construites, entre 1850 et 1930, d’imposantes demeures bourgeoises. Les luxueuses résidences sont la propriété de riches hommes d’affaires anglophones, surtout d’origine écossaise.\n\r\nLa villa Ravenscrag (835-1025, avenue des Pins Ouest), qui signifie « colline du corbeau », a été habitée par Hugh Allan, de 1863 à 1882, et par son fils Hugh Montagu Allan, de 1882 à 1940. Hugh Allan est le fondateur d’une compagnie connue sous le nom d’Allan Line.\n\r\nCette somptueuse demeure est érigée, entre 1861 et 1863, sur l’ancienne propriété de Simon McTavish, riche marchand de fourrures du 18e siècle. De style néo-renaissance italienne, la maison s’inspire du château d’Osborne, une résidence royale située en Angleterre. À l’origine, elle comporte 72 pièces et est équipée à la fine pointe de la technologie de l’époque en matière de plomberie et de chauffage. Une salle de bal, une serre et une écurie pour des chevaux contribuent à l’unicité des lieux.\n\r\nLa villa Ravenscrag a accueilli de nombreuses personnalités haut placées : rois, comtes, ducs, lords, ministres et autres. Jusqu’à tout récemment, elle hébergeait l’institut Allan Memorial, le département de psychiatrie du Centre de santé universitaire McGill.\n","lat":45.5058619,"long":-73.5818553,"loc_x":298403.7,"loc_y":5040663.4,"uuid":"75028fec-9300-4a3e-86fb-129a6075e8dd"},{"_id":88,"nid":80,"categorie":"Patrimoine bâti","titre":"Le musée McCord et l’histoire sociale de Montréal","informations":"David Ross McCord lègue sa collection personnelle d’objets, d’images et de documents à l’Université McGill en 1919, ce qui mènera, deux ans plus tard, à la fondation du McCord National Museum.","contenu":"David Ross McCord lègue sa collection personnelle d’objets, d’images et de documents à l’Université McGill en 1919. Le 13 octobre 1921, le McCord National Museum ouvre ses portes dans un édifice que l’Université McGill a mis à sa disposition afin de présenter le lègue du collectionneur désireux de mettre en valeur l’histoire et les cultures de son pays.\n\r\nEn 1967, on entreprend la rénovation et l’agrandissement du McGill University Student’s Union Hall, conçu par l’architecte montréalais Percy E. Nobbs en 1906, afin de le transformer en musée. Inauguré en 1971, le musée McCord d’histoire canadienne est l’œuvre du grand bureau d’architectes Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold & Sise.\n\r\nEn 1988, on procède à de nouveaux travaux afin de doubler l’espace du musée et de l’équiper de laboratoires de préservation sophistiqués. L’institution muséale se trouve ainsi dotée des meilleures techniques de contrôle thermique existantes. 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Cet important propriétaire foncier, qui possèdera jusqu’à 21 édifices dans le quartier, a fait construire un ensemble de magasins-entrepôts sur la rue Le Moyne, à la fin des années 1850, et sur la rue McGill, autour des années 1880.\n\r\nSur la rue McGill, les immeubles de Joseph (100, 106, 110, 112, 116, 120, 122-124) sont occupés par des commerces, des grossistes et des exportateurs en produits laitiers, des confiseries, des chocolatiers et des manufactures de tabac. On y trouve également un entrepôt de la Compagnie de la Baie d’Hudson (voir l’inscription sur la corniche du numéro 100).\n\r\nJoseph habitait une somptueuse résidence de la rue Sherbrooke nommée Dilcoosha. Elle a été démolie en 1955 pour être remplacée par la bibliothèque McLennan de l’Université McGill.\n","lat":45.4994252,"long":-73.5551365,"loc_x":300491,"loc_y":5039946.3,"uuid":"cc5ee6b1-d386-4793-9d12-4d6090e1658d"},{"_id":90,"nid":19,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La première place publique de Montréal","informations":"Lors d’un court séjour dans la vallée du Saint-Laurent, en 1611, Samuel de Champlain choisit un site de campement aux abords du Saint-Laurent, le déboise et y fonde la place Royale.","contenu":"Lors d’un court séjour dans la vallée du Saint-Laurent, en 1611, Samuel de Champlain choisit un site de campement aux abords du Saint-Laurent, au confluent de la petite rivière Saint-Pierre. Il le déboise et y fonde la place Royale. Les Sulpiciens, alors seigneurs de l’île, donnent en 1676 un terrain situé au cœur de la commune, là où se tient la foire des fourrures, pour qu’il soit transformé en place publique. En 1706, l’intendant Antoine-Denis Raudot change la vocation du lieu pour en faire la place du marché. À la fin du 18e siècle, cette place, qui comprend trente-huit étaux, devient le premier espace pavé de Montréal, et ce, grâce à une souscription publique. Quelques années plus tard, en 1803, un nouveau marché ouvre, la place du Marché-Neuf (aujourd’hui la place Jacques-Cartier). On démolit, en 1830, l’ancien marché pour faire place à la maison de la Douane qui sera érigée entre 1836 et 1838. Simple et élégant, le bâtiment de style néoclassique est réalisé selon les dessins de l'architecte John Ostell. Il demeure l’un des édifices les plus admirés du 19e siècle montréalais.\n\r\nC’est en 1892, à l’occasion du 250e anniversaire de Montréal, que le lieu reprend le nom de place Royale.\n","lat":45.5032565,"long":-73.5543036,"loc_x":300556.4,"loc_y":5040372,"uuid":"e7d3d2bd-f31e-42d4-94ce-ce1b6fb8484a"},{"_id":91,"nid":24,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"L’incendie du parlement et la loi d’indemnisation des rébellions","informations":"En 1843, le Parlement du Canada-Uni déménage de Kingston à Montréal. Il occupe l’ancien bâtiment du marché Sainte-Anne construit en 1832 à la place D’Youville. Il sera le théâtre de graves émeutes.","contenu":"En 1843, le Parlement du Canada-Uni déménage de Kingston à Montréal. Il occupe l’ancien bâtiment du marché Sainte-Anne construit en 1832 à la place D’Youville. Il sera le théâtre de graves émeutes. De fait, les rébellions de 1837 et 1838, qui opposent les patriotes francophones à l’armée britannique dans le Bas-Canada, causent beaucoup de dommages matériels, notamment à des propriétés privées. En 1849, sir Louis-Hippolyte Lafontaine propose un projet de loi d’indemnisation calqué sur une loi du Haut-Canada anglophone. Outre les réparations matérielles, il y voit un moyen symbolique de faire reconnaitre le droit à l’égalité des Canadiens français dans les deux Canada. Comme il indemnise aussi certains partisans des rebelles (seuls les coupables et les exilés en sont exclus), le projet de loi, improprement nommé bill, entraine de vifs mécontentements chez les citoyens anglophones, qui le perçoivent comme une prime à la déloyauté.\n\r\nLa Loi est adoptée en 1847, au lendemain des élections, et sera sanctionnée deux ans plus tard par le gouverneur général Lord Elgin. Le quotidien The Gazette appelle les opposants à manifester avec violence. Le 25 avril 1849, une émeute et un incendie éclatent au parlement pendant que siègent les députés. Le parlement est entièrement détruit, y compris les 22 000 volumes de sa bibliothèque, forçant les parlementaires à siéger en alternance à Toronto et à Québec. En 1857, la reine Victoria décide enfin de déplacer le parlement dans la petite ville d’Ottawa. Aucun édifice n’a été reconstruit sur le site de l’ancien parlement.\n","lat":45.5004573,"long":-73.55598,"loc_x":300425.2,"loc_y":5040061,"uuid":"b906bf7b-94fb-4780-9a2a-ddb4d21f10ea"},{"_id":92,"nid":62,"categorie":"Mémoire des lieux","titre":"La Grande Paix de Montréal","informations":"Le commerce des fourrures est florissant dans la Nouvelle-France du 17e siècle. Mais avant la Grande Paix de 1701, il sera aussi la cause de violents conflits opposant les nations autochtones et les colons européens.","contenu":"Au début du 17e siècle, afin de prendre le contrôle du commerce des fourrures, Samuel de Champlain s’allie aux Hurons, aux Algonquins et aux Montagnais. Ces derniers s’opposent aux nations iroquoises qui sont soutenues par les Anglais et les Hollandais. Les Iroquois répliquent alors en s’attaquant aux établissements français situés dans la vallée du Saint-Laurent. En 1701, ne pouvant plus compter sur l’appui de leurs alliés, les Iroquois envoient quelque 1300 délégués provenant de plus d’une trentaine de nations pour négocier une trêve à Montréal. La Grande Paix mettra fin au conflit franco-iroquois. Les nations autochtones signataires affirment aussi leur neutralité advenant une guerre entre Français et Anglais et elles s’engagent à faire appel au gouverneur général comme médiateur en cas de conflit entre elles.\n\r\nLa Grande Paix est commémorée de plusieurs façons à Montréal, notamment par le belvédère du mont Royal. Rebaptisé en 1997, le belvédère Kondiaronk rend hommage à l’un des plus importants chefs de la nation des Hurons-Wendats qui a participé aux négociations ayant mené à la signature du traité.\r\n \n","lat":45.5015467,"long":-73.5551727,"loc_x":300488.4,"loc_y":5040182,"uuid":"e5d685dc-d112-463a-a97a-5fe2dd9dbfb9"},{"_id":93,"nid":154,"categorie":"Art public","titre":"KA POW!, Maria Hupfield","informations":"KA POW!, 2017\r\nMaria Hupfield\r\nSculpture (cèdre blanc)\r\nSquare Victoria","contenu":"Commissaire : Cheryl Sim\nOeuvre présentée dans le cadre de l'exposition Sentier de résilience. \r\nSculpture (cèdre blanc), 2017\r\nSquare Victoria\nMaria Hupfield marie les références quotidiennes contemporaines, incarnées dans le corps et inspirées par ses racines Anishinaabe. Suivant cette approche, KA-POW! est formée de deux bancs conçus en dialogue direct avec les arbres à l’arrière de la station de métro Square-Victoria. Depuis 1866, cet espace permet aux gens de se réunir. Il est aujourd’hui fréquenté par des travailleurs et travailleuses du centre-ville, des touristes et des résidents. Dans les mots de l’artiste, « le mot KA-POW! exprime le langage de l’action, de la force, du mouvement, du souffle et du son ». Faisant référence à des éclairs, à des motifs géométriques d’étoiles et à des phylactères, cette œuvre est une sculpture sociale qui favorise l’interaction entre nous-mêmes, les espaces publics et la nature. Manifestant l’intérêt de Hupfield dans l’implication sensorielle des spectateurs avec son travail, KA-POW! offre un espace vibrant pour contempler, discuter et s’amuser au sein d’une ville affairée.\nTravaillant maintenant à Brooklyn, New York, Maria Hupfield est originaire du Canada et membre de la nation Anishinaabe de Wasauksing, en Ontario. Retenue pour la biennale SITELines de SITE Santa Fe 2016, elle a obtenu une reconnaissance nationale aux États-Unis de la part de la fondation Joan Mitchell pour ses sculptures de feutre industriel, pour lesquelles elle a mérité une bourse. Le travail de Hupfield a été montré un peu partout au Canada dans le cadre de l’exposition Beat Nation : art hip-hop et culture autochtone, aussi présentée au Musée d’Art et de Design de New York, au Power Plant de Toronto, et au festival international d’art performance 7a*11d. Son projet Artist Tour Guide a été commandé par le Musée national des Indiens d’Amérique, à New York, et a été aussi présenté au Musée McCord, à Montréal. En 2015, Hupfield a conçu, à l’aide de feutre industriel, un canot de 2,7 m (9 pi) rappelant un canot d’écorce de bouleau, destiné à être assemblé à Venise, en Italie, au cours de trois soirées consécutives, dans le cadre de la performance Jiimaan. Récemment, son exposition itinérante The One Who Keeps on Giving, a ouvert la 30e saison de la galerie d’art contemporain The Power Plant, à Toronto, en partenariat avec la Galerie de l’UQAM, à Montréal, avec la galerie d’art de l’université Mount Saint Vincent, à Halifax, et avec le Centre culturel canadien, à Paris.\n","lat":45.501446,"long":-73.561386,"loc_x":300002.8,"loc_y":5040171.2,"uuid":"96e24a20-a0e0-49bd-81fd-f55c20f09617"},{"_id":94,"nid":156,"categorie":"Art public","titre":"The Celestial Tree, Skawennati","informations":"The Celestial Tree, 2017\r\nSkawennati\r\nSculpture (acier, aluminium et béton)\r\nAvenue des Pins Ouest, angle de la rue McTavish ","contenu":"Commissaire : Cheryl Sim\nOeuvre présentée dans le cadre de l'exposition Sentier de résilience.\r\nSculpture (acier, aluminium et béton), 2017.\r\nAvenue des Pins Ouest, angle de la rue McTavish. \nSkawennati explore les glissements du temps et de l’espace. Elle fait appel à des environnements virtuels pour créer des machinimas, des films numériques visant à remettre en question l’histoire et à soulever des interrogations à propos de l’authenticité et de la tradition, tout en projetant des représentations puissantes des personnes autochtones, dans le présent et l’avenir. Son travail dans l’espace numérique lui offre la liberté et le contrôle d’imaginer ce que le monde pourrait être. The Celestial Tree est directement tiré de She Falls for Ages, un de ses récents machinimas consistant en une version science-fiction et féministe du mythe de création Haudenosaunee (Iroquois), se déroulant dans un monde post-capitaliste où les races n’existent plus. Conçu et fabriqué à l’aide des matériaux d’un panneau de signalisation, The Celestial Tree exige notre attention. Comme un signal indiquant le chemin vers le sommet de la montagne, cette œuvre nous invite nous élever et à plonger le regard vers les cieux pour imaginer notre propre utopie.\n\r\nNée dans le territoire mohawk de Kahnawake, Skawennati détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, à Montréal, sa ville de résidence. Ses projets novateurs faisant appel aux nouveaux médias s’intéressent à l’histoire, à l’avenir et au changement, et incluent : CyberPowWow (1997-2004), un événement multi-réalité, galerie en ligne/clavardage; Imagining Indians in the 25th Century (2001), une poupée de papier/journal de voyage dans le temps, et TimeTraveller™ (2008-2013), un projet multiplateforme centré autour d’une série d’un machinima de neuf épisodes. Ces projets ont été présentés à Venise (Italie), en Nouvelle-Zélande, à Hawaii, en Irlande et à travers l’Amérique du Nord pour des événements majeurs tels Now? Now! à la Biennale des Amériques, et L’avenir (looking forward) à la Biennale de Montréal. En 2009, elle a reçu le Prix de la meilleure œuvre de nouveaux médias au festival imagineNative. En 2011, elle a obtenu l’Eiteljorg Contemporary Art Fellowship. Elle codirige, avec Jason E. Lewis, l’Aboriginal Territories in Cyberspace (AbTeC), un réseau de recherche composé d’artistes, d’universitaires et de technologues voué à la création à l’exploration et à la critique d’environnements virtuels autochtones. Au sein d’AbTeC, elle codirige aussi la série Skins, des ateliers à propos de la narration autochtone dans les médias numériques. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées.\n","lat":45.50551,"long":-73.581229,"loc_x":298452.6,"loc_y":5040624.2,"uuid":"3e227d0f-975b-42e7-a7ec-432d796eb954"},{"_id":95,"nid":152,"categorie":"Art public","titre":"Racines Gauloises, Bill Vazan","informations":"Racines Gauloises, 2017\r\nBill Vazan\r\nSculpture (granit rose)\r\nIntersection de l'avenue Viger Ouest et de la rue du square Victoria ","contenu":"Commissaire : Stéphane Bertrand\nOeuvre présentée dans le cadre de l'exposition Métissage.\r\nSculpture (granit rose), 2017.\r\nIntersection de l'avenue Viger Ouest et de la rue du square Victoria.\nReconnu internationalement pour sa pratique du Land Art depuis la fin des années 1960, Bill Vazan fut un pionnier au Canada de ces interventions dans la nature. L’une des pratiques qu’il a privilégiée avec le temps est le marquage sur de lourdes pierres erratiques, de différentes dimensions. En cela et selon les signes qu’il grave dans la pierre, granit, basalte ou calcaire, il propose une démarche d’avant l’écriture, celle de la reprise de signes universels, affirmant la présence humaine, sa façon en ces âges de respecter la nature, de se sentir dépasser et ce faisant, d’attribuer à ces tracées une valeur symbolique. Agissant comme signe, ces pierres établissent un lien entre l’homme et le cosmos, en tout respect de notre finitude face à l’échelle démesurée du temps et de l’espace de leur propre durée.\nInspirée en cette démarche par celles des peuples primitifs, il reprend à sa mesure les rituels que ceux-ci ont posés par ces gestes de sculpter une matière qui survivra au point de mystifier ses origines. Les trois pierres que nous retrouvons à l’angle de la rue du square Victoria et de la rue Saint-Antoine sont tatouées en pointillé d’entrelacs, motif décoratif abstrait basé sur la répétition de motif de courbes entrelacées, plus ou moins enchevêtrées, évoquant les nœuds de corde.  Ce motif remonte à la culture celte et se retrouve aussi chez d’autres peuples du Nord, comme les vikings, métissage des invasions des uns et des autres.\nEn cela, ils marquent nos origines européennes, mais certainement pas celles de l’activité  humaine sur le continent des Amériques. Ainsi et selon le contexte de ces célébrations, Vazan nous rappelle, avec fracas et par ce silence lourd porté par ces monolithes, qu’il y avait eux avant nous, véritables tenants de ces contrées, et que nous ne sommes que les envoyés d’une Europe en expansion, en mal de nouveaux horizons à conquérir, à marquer de ses propres codes et de denrées à s’approprier. Mais ils agissent aussi comme les signes d’une rencontre possible, d’un monde à découvrir, en partage.\n","lat":45.501816,"long":-73.563049,"loc_x":299872.9,"loc_y":5040212.4,"uuid":"6522a088-f48d-4333-9d4c-e4afdc2b6932"},{"_id":96,"nid":153,"categorie":"Art public","titre":"Cadence, Georgia Volpe","informations":"Cadence, 2017\r\nGeorgia Volpe\r\nSculpture (polypropylène imprimées)\r\nrue McGill, entre la place d’Youville à la rue Belmont","contenu":"Commissaire : Stéphane Bertrand\nOeuvre présentée dans le cadre de l'exposition Métissage.                              \r\nPolypropylène imprimé, 2017.\r\nRue McGill, entre la Place D'Youville et la rue Belmont.\n\r\nLes 19 oriflammes verticales de Giorgia Volpe sont l’événement, n’ayant aucune fonction représentative, ni texte ni image. Pure abstraction de couleur et de texture graphique, elles se retrouvent harnachées à bonne hauteur sur les fûts des luminaires de la rue McGill, de la place D’Youville à la côte du Beaver Hall. Elles en ponctuent le trajet et sa topographie, en cadence. Elles sont le produit retravaillé, découpé en lanières, réassemblé de larges bannières de polypropylène imprimées, qui elles, portaient du texte et des images, exprimaient la culture momentanée d’un peuple, pour usage de diffusion et d’appartenance.\n\r\nLe recyclage est au cœur de la démarche de Volpe, par lequel elle convie une communauté, souvent créée par nécessité, à participer à une certaine transformation d’un matériau, très souvent inspirée de la longue tradition des métiers textiles, dont le tissage. C’est que ces méthodes conviaient le groupe, en assurait sa cohésion sociale, en partie assurée en retrait, loin de la visibilité publique, par le travail très organisé des femmes. Longue filiation de l’appartenance à une communauté et expression singulière de son histoire et des influences subies par les différentes migrations sur les motifs retenus.\n\r\nBannières abstraites qui n’en sont pas moins programmatiques, elles ont définitivement le caractère de la modernité du 20e siècle. On les rapproche, en particulier, aux expérimentations du groupe De Stijl crée par Theo van Doesburg, tant par le traitement visuel que par cette volonté d’envisager un environnement utopique par le biais de l’art abstrait, d’une harmonie universelle dans l’intégration complète de tous les arts (Marek Wieczorek). Leur composition, laissant bonne place à une structure en bandes claires perpendiculaires, n’est pas sans rappeler la célèbre série new-yorkaise Boogie-woogie de Mondrian, lui-même associé à ce groupe.\n\r\nPlus près de nous, le lieu même de leur insertion est celui de la côte du Beaver Hall qui a vu la création du groupe du même nom, pour une courte période dans les années 1920, sous l’impulsion de Randolph S. Hewton, Edwin Holgate, Lilias Torrance Newton, Mable Lockerby, Anne Savage et A. Y. Jackson. Groupe de peintres, il était dominé par la présence active et inédite de femmes (ajoutons Emily Coonan, Nora Collyer, Sarah Robertson, Mable May, Kathleen Morris et Ethel Seath), en plus d’affirmer le caractère de la modernité en peinture, non seulement par la place de la couleur dans le portrait, mais aussi , en privilégiant le motif urbain de la ville, en plein essor.\n","lat":45.499861,"long":-73.556107,"loc_x":300415.2,"loc_y":5039994.7,"uuid":"6460f70f-d564-4333-b1d2-340d5e925a25"},{"_id":97,"nid":101,"categorie":"Art public","titre":"La Foule illuminée, Raymond Mason","informations":"La Foule illuminée, 1986\r\nRaymond Mason\r\nSculpture\r\nPropriété d’Industrielle Alliance Groupe Financier\r\nDevant la Tour BNP Paribas, sur l’esplanade McGill\r\n1981, avenue McGill College, Montréal (Québec) H3A 3A8","contenu":"Sculpture, 1986\r\nPropriété d’Industrielle Alliance Groupe Financier\r\nDevant la Tour BNP Paribas, sur l’esplanade McGill\r\n1981, avenue McGill College, Montréal (Québec) H3A 3A8\nDescription de l’œuvre\r\nLes études préliminaires pour la réalisation de cette œuvre commencèrent en 1979. Le groupe Louis Dreyfus contacte Mason en 1980 dans le but de compléter la future esplanade du 1981, avenue McGill College par une de ses sculptures. Mason travaillait activement à l’époque à La Foule illuminée, c’est donc une version remaniée de ce thème qu’il a choisie pour l’emplacement. Mason a toujours pensé que devant les volumes sévèrement géométriques de l’architecture nord-américaine, c’est une sculpture de forme humaine qui s’impose. Ici, les vitres carrées des façades de l’immeuble captent et soulignent idéalement l’ondulation de cette foule de soixante-cinq personnages. L’œuvre en résine synthétique est peinte en un ocre clair pour chanter avec le bleu de l’immeuble.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/la-foule-illuminee/ \n","lat":45.503232,"long":-73.573021,"loc_x":299093.7,"loc_y":5040370.4,"uuid":"1276dd0e-0804-4de8-b9a5-2ee5bdc9dc45"},{"_id":98,"nid":102,"categorie":"Art public","titre":"Totem urbain / Histoire en dentelles, Pierre Granche","informations":"Totem urbain / Histoire en dentelles,  1992\r\nPierre Granche\r\nSculpture (aluminium, calcaire, laiton, silicone, verre)\r\nMusée McCord\r\n2175, rue Victoria, Montréal, QC, H3A 2A3","contenu":"Sculpture (aluminium, calcaire, laiton, silicone, verre), 1992\r\nMusée McCord\r\n2175, rue Victoria, Montréal, QC, H3A 2A3\nDescription de l’œuvre\r\nL’œuvre comprend quatre éléments : un socle lumineux de plaques de verre évoquant l’eau, une île ou encore la stratification du sol ; un « totem urbain », image-synthèse en trois temps de la ville et de son histoire ; un défilé de figures renvoyant à des moments, des légendes et des objets de notre mémoire collective ; une tour de communication enracinée dans une montagne de livres, reflet du savoir et des rôles de recherche et de diffusion du Musée.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/totem-urbain-histoire-en-dentelles/\n","lat":45.504216,"long":-73.57356,"loc_x":299051.7,"loc_y":5040479.8,"uuid":"8c465b0a-3497-4883-bf60-524f45e9c021"},{"_id":99,"nid":92,"categorie":"Art public","titre":"Taichi single whip, Ju Ming","informations":"Taichi single whip, 1985\r\nJu Ming  \r\nSquare Victoria, près de l’avenue Viger","contenu":"Année : 1985\r\nLieu : square Victoria, près de l’avenue Viger\nDescription de l’œuvre\r\nNé à Taïwan en 1938, Ju Ming est reconnu comme un des grands artistes asiatiques contemporains. La série Taichi a fait l’objet de nombreuses présentations publiques à l’international. S’inspirant de la dimension mystique du taichi, l’artiste sculpte dans le bronze des figures plus grandes que nature. La technique est celle de la taille directe dans la masse, une manière brute qui fait pourtant jaillir de la matière mouvement et énergie. Si le style de l’artiste s’apparente à un réalisme occidental stylisé, on pense à la manière constructiviste ou cubiste par exemple, la philosophie du travail puise aux racines de la culture chinoise.\n","lat":45.502059,"long":-73.562873,"loc_x":299886.6,"loc_y":5040239.4,"uuid":"f6ae09ea-3dfe-4e0c-b566-87d1a962738f"},{"_id":100,"nid":89,"categorie":"Art public","titre":"Choral, Maria José Sheriff","informations":"Choral, 2006\r\nMaria José Sheriff \r\nSculpture (aluminium)\r\nFonderie Darling\r\n745, rue Ottawa, Montréal, QC H3C 1R8","contenu":"Sculpture (aluminium), 2006\r\nFonderie Darling\r\n745, rue Ottawa, Montréal (Québec) H3C 1R8\nDescription de l’œuvre\r\nSculpture de métal, Choral fait tout d’abord référence à l’ancienne activité de la Fonderie Darling durant laquelle ce matériau était travaillé. Ses diverses facettes, plaques métalliques épineuses de rouge et d’or, résidus ou épargne de formes arrondies découpées sur des plaques d’aluminium, interceptent et reflètent la lumière, ce « véhicule d’immatérialité » privilégié de l’artiste. Selon Maria José Sheriff, qui compare son processus créatif à un « voyage en plein océan », Choral est un « chant de prières », qui appelle à la spiritualité. « J’aimerais qu’il nous invite à lever notre regard en dehors de notre chemin mental » dit-elle. Rose des vents d’acier et d’aluminium, Choral entame son érosion, telle une figure de proue joyeuse et lumineuse, au devant d’une nouvelle embarcation de l’art contemporain.\nHyperlien : https://artpublicmontreal.ca/oeuvre/choral/\n","lat":45.497892,"long":-73.556638,"loc_x":300373.6,"loc_y":5039776,"uuid":"20e859a1-47f0-4f6c-bd8e-14b97b736596"}], "fields": [{"id": "_id", "type": "int"}, {"id": "nid", "type": "numeric"}, {"id": "categorie", "type": "text"}, {"id": "titre", "type": "text"}, {"id": "informations", "type": "text"}, {"id": "contenu", "type": "text"}, {"id": "lat", "type": "numeric"}, {"id": "long", "type": "numeric"}, {"id": "loc_x", "type": "numeric"}, {"id": "loc_y", "type": "numeric"}, {"id": "uuid", "type": "text"}], "_links": {"start": "/api/action/datastore_search?resource_id=34aba75c-bdfb-4e75-9b81-4dd166513bf5", "next": "/api/action/datastore_search?resource_id=34aba75c-bdfb-4e75-9b81-4dd166513bf5&offset=100"}, "total": 125, "total_was_estimated": false}}